Questions pratiques
Lois relatives à la police pendant Chabbat
Réponse
Lorsqu'un malade a été décidé d'être libéré du service des urgences d'un hôpital pendant Chabbat, il n'est pas permis à un Juif d'écrire la raison de la sortie pendant Chabbat. De plus, il n'est pas non plus permis d'utiliser la parole pour enregistrer la raison sur un magnétophone. Ce n'est qu'après la sortie de Chabbat que l'on écrira ce qui a été dit dans l'enregistrement.
Réponse
Lorsqu'il y a une crainte que, si le témoignage n'est pas enregistré pendant Chabbat, l'identification du meurtrier soit oubliée, il y a des avis qui permettent d'enregistrer pendant Chabbat les paroles du témoignage sur un magnétophone fonctionnant à piles (et non sur secteur), car son utilisation n'entraîne qu'une interdiction rabbinique.
Réponse
Il est interdit de donner des empreintes digitales pendant Chabbat et Yom Tov. Ainsi, si un voleur est arrêté pendant Chabbat, les policiers ne doivent pas profaner Chabbat pour prendre ses empreintes digitales. De même, il ne faut pas le conduire au poste de police en voiture pendant Chabbat, mais les policiers doivent l'escorter à pied, avec des menottes. Un policier qui reçoit l'ordre de transporter des détenus en voiture pendant Chabbat, ou tout autre ordre impliquant la profanation de Chabbat sans nécessité de piqouah nefesh, doit refuser cet ordre et ne pas profaner Chabbat sans nécessité de piqouah nefesh, même s'il risque d'être renvoyé de son travail. Et que le bon D.ieu lui accorde sa récompense.
Réponse
Celui qui voit pendant Chabbat un mouvement suspect ou des personnes suspectes, et qu'il existe une crainte raisonnable que des terroristes soient présents, a la mitsva d'alerter la police afin de prévenir un éventuel danger pour des vies humaines.
Réponse
Celui qui trouve un objet suspect pendant Chabbat, et qu'il existe une crainte raisonnable qu'il contienne un explosif, doit immédiatement appeler la police. Même s'il est possible de surveiller l'endroit et d'éloigner les gens jusqu'à la sortie de Chabbat, il faut tout de même craindre qu'il y ait d'autres objets suspects, comme cela s'est déjà produit. Il faut donc alerter la police immédiatement, d'autant plus qu'il n'est pas tenu, selon la halakha, de rester sur place toute la durée de Chabbat pour avertir les gens de ne pas s'approcher du lieu dangereux.
Réponse
Un officier de l'armée chargé par les autorités de transmettre des messages au service des victimes pour chaque cas de blessé ou de mort, y compris pendant Chabbat, ne doit pas le faire pendant Chabbat. Cependant, si le médecin affirme que les proches du blessé doivent venir immédiatement pour une question de piqouah nefesh, comme pour un don de sang ou autre, il est certainement permis de se déplacer, même en voiture conduite par un Juif. De même, si le médecin dit qu'il y a un danger si l'on ne réalise pas la demande du blessé qui souhaite la présence de ses proches, et que cela peut le calmer et le sortir du danger, il est permis de voyager, et à priori il faut le faire par l'intermédiaire d'un non-Juif. S'il n'y a pas de non-Juif disponible, dès qu'il y a un doute de sauvetage de vies, il est permis de profaner Chabbat pour le sauver. De même, celui qui reçoit un télégramme la veille de Chabbat l'informant que son père est gravement malade et souhaite le voir, et qu'il y a une crainte que son état s'aggrave s'il ne vient pas, il est permis de voyager pendant Chabbat par l'intermédiaire d'un non-Juif, en veillant à ce que cela ne soit pas reconnu, afin d'éviter la suspicion et la profanation du Nom divin aux yeux de ceux qui le verraient voyager pendant Chabbat.
Lois de la femme en couches pendant Chabbat
Réponse
Une femme sur le point d'accoucher est considérée comme une malade en danger, et il est permis de profaner le Chabbat pour tous ses besoins. Ainsi, il est permis de la transporter en voiture pendant Chabbat à l'hôpital, ou tout acte similaire, dès lors que cela est nécessaire. Toutefois, un homme dont l'épouse est enceinte et arrivée au neuvième mois doit prier pour qu'elle n'accouche pas pendant Chabbat, afin d'éviter d'avoir à profaner le Chabbat pour elle.
Réponse
Lorsqu'on profane le Chabbat pour une femme en train d'accoucher, il faut accomplir les actions nécessaires, dans la mesure du possible, en les réalisant différemment de l'habitude, afin de réduire autant que possible la profanation du Chabbat, à condition que cela ne retarde pas le sauvetage de la mère ou de l'enfant. Par exemple, s'il est nécessaire d'allumer la lumière, on l'allumera avec le coude ; s'il faut appeler une ambulance, on soulèvera le combiné avec un bâton ou avec le coude. La raison pour laquelle il est exigé d'agir différemment dans le cas d'une femme en train d'accoucher, et non dans les autres cas de pikoua'h nefesh qui repoussent le Chabbat, est que la douleur de l'accouchement est une chose naturelle, et il n'y en a pas une sur mille qui meurt à cause de l'accouchement ; c'est pourquoi on a été plus strict et on exige d'agir différemment. Certains écrivent que tout cela ne concerne que le moment de l'accouchement, car alors c'est une chose naturelle, mais avant ce moment, elle est considérée comme une malade en danger à tous égards. En pratique, même avant l'accouchement, comme pour appeler une ambulance pour l'emmener à l'hôpital, ou des cas similaires, il faut agir différemment si cela ne retarde en rien.
Réponse
Une femme qui ressent des contractions la veille de Chabbat, il est souhaitable qu'elle se rende à l'hôpital déjà avant Chabbat, de peur que les contractions ne s'intensifient pendant Chabbat et qu'elle doive alors voyager à l'hôpital pendant Chabbat. Il est préférable qu'elle obtienne avant Chabbat tous les documents nécessaires à son admission à l'hôpital et qu'elle les remplisse avant Chabbat, afin de limiter la profanation du Chabbat. Comme il est écrit dans le Sefer Hassidim dans un cas similaire : il convient à une femme arrivée à son neuvième mois de grossesse de préparer chaque veille de Chabbat tout ce dont elle pourrait avoir besoin, de peur que l'accouchement n'ait lieu pendant Chabbat et qu'elle n'ait pas à profaner le Chabbat. Elle laissera également une lumière allumée chez elle, afin qu'il ne soit pas nécessaire d'allumer la lumière pendant Chabbat. Si sa maison est éloignée de l'hôpital, de sorte qu'en cas de contractions pendant Chabbat il faudrait profaner le Chabbat en voyageant en ambulance ou en voiture, a priori, elle doit quitter sa maison avant Chabbat pour séjourner dans un hôtel proche de l'hôpital, afin d'éviter la profanation du Chabbat, à condition qu'elle puisse le faire facilement ; mais si cela implique un effort excessif, elle n'a pas à faire cet effort.
Réponse
Tous ceux qui voyagent pendant Chabbat pour sauver une vie, y compris une femme en train d'accoucher se rendant à l'hôpital, doivent veiller à ne pas entrer dans la voiture par une porte qui allume une lumière à son ouverture. Une personne qui sait avant Chabbat qu'elle pourrait avoir à utiliser sa voiture pendant Chabbat pour une femme en train d'accoucher ou un malade en danger, il est bon qu'elle s'assure avant Chabbat que la lumière ne s'allumera pas à l'ouverture de la porte.
Réponse
Il est évident que la permission donnée à une femme en train d'accoucher de se rendre en voiture à l'hôpital pendant Chabbat ne s'applique que si l'hôpital est éloigné de son domicile et qu'il lui est impossible d'y aller à pied, ou s'il y a un risque qu'en chemin elle se retrouve en danger. Mais si la femme accepte de s'inscrire dans un hôpital proche de chez elle afin de pouvoir s'y rendre à pied en cas d'accouchement pendant Chabbat, cela est sans aucun doute préférable.
Réponse
Le propriétaire d'une voiture qui a transporté une femme en train d'accoucher à l'hôpital pendant Chabbat n'a pas le droit de rentrer chez lui en voiture, car il n'y a plus ici de question de danger pour la vie. En revanche, un chauffeur d'ambulance est autorisé à retourner à son point de départ, car il se peut qu'il soit nécessaire pour un autre malade, et même un doute de danger pour la vie repousse le Chabbat. Toutefois, cela ne s'applique que s'il n'est pas possible de prévenir le chauffeur par radio, ou si l'endroit où il a déposé le malade est éloigné de la ville, et qu'en cas de besoin pour un autre malade, cela risquerait de retarder son intervention. Sinon, même le chauffeur d'ambulance ne doit pas retourner à sa base après avoir terminé le transport.
Réponse
Une fois le trajet terminé, il est interdit d’éteindre les phares de la voiture, car cela n’est pas nécessaire pour la malade. Pendant le trajet de nuit, il est permis d’orienter les phares de la voiture selon le besoin afin d’éviter un accident. Cependant, il est interdit d’allumer le phare principal, même pour éviter d’allumer un autre voyant sur le tableau de bord.
Réponse
Après être arrivé à l’hôpital pendant Chabbat, il est préférable de ne pas éteindre le moteur du véhicule, mais il est permis de faire en sorte que le moteur s’éteigne de lui-même. Si cela n’est pas possible et qu’il y a un risque que laisser le moteur allumé entraîne un danger pour la vie, il est permis d’éteindre soi-même le moteur. Mais s’il n’y a pas de danger, il n’est pas permis d’éteindre le moteur, même s’il y a un risque de grande perte. Certains autorisent d’éteindre le moteur soi-même même s’il n’y a qu’un risque de grande perte, de peur que l’on s’abstienne de sauver une personne en danger si on ne l’autorise pas, et à cause du principe de pikoua'h nefesh, on a permis la fin de l’action à cause du début. En pratique, s’il y a un non-juif à l’entrée de l’hôpital, on lui remettra les clés pour qu’il éteigne le moteur. S’il souhaite de lui-même déplacer et garer la voiture loin de l’entrée, il n’est pas nécessaire de l’en empêcher. S’il n’y a pas de non-juif, on éteindra le moteur en arrivant à l’hôpital, pendant la fin du trajet. Et s’il n’est pas possible de faire autrement, celui qui s’appuie sur les opinions permissives en cas de grande perte a sur qui s’appuyer.
Réponse
Si la femme d’un homme commence à accoucher et qu’il possède une voiture privée, certains disent qu’il vaut mieux appeler une ambulance plutôt que de la conduire lui-même, à condition que cela ne cause ni retard ni danger. Cependant, si dans l’ambulance le conducteur allume et éteint les phares ou fait des inscriptions sans réelle nécessité, il vaut mieux voyager dans la voiture privée d’un juif pratiquant qui agira selon les règles exposées précédemment.
Réponse
Il est préférable d’appeler une ambulance plutôt que de demander à un voisin non pratiquant de conduire sa femme sur le point d’accoucher à l’hôpital avec sa voiture privée, car si l’ambulance retourne à sa base, cela répond à un certain besoin, tandis que si le conducteur non pratiquant retourne chez lui, il agit contrairement à la halakha. Il est évident que s’il y a un conducteur non-juif, il est préférable qu’il conduise la femme sur le point d’accoucher à l’hôpital.
Réponse
Lorsqu’une femme sur le point d’accoucher part à l’hôpital pendant Chabbat, il est permis à son mari ou à un membre de la famille de l’accompagner, même si elle ne le demande pas explicitement, car cela la rassure. Même s’il y a déjà une autre personne dans la voiture capable de s’occuper d’elle en cas de besoin, cela reste permis.
Réponse
Si la femme sur le point d’accoucher n’est rassurée que lorsque le médecin qui la suit habituellement arrive, et qu’elle a plus confiance en lui, il est permis de l’appeler pour qu’il s’occupe d’elle, même s’il y a un autre médecin sur place.
Réponse
Une femme qui réside dans une localité en dehors de la ville et qui commence à accoucher pendant la nuit de Chabbat, et qu'il est nécessaire de la transporter à l'hôpital, il lui est permis de voyager seule avec le conducteur, et il n'y a pas lieu de craindre un interdit de yihoud.
Réponse
Celui qui voyage pendant Chabbat pour une situation de pikouah nefesh sur une distance équivalente à une parsa, sur une route interurbaine, il lui est permis de réciter la tefila du derekh, et cela n'est pas inclus dans l'interdit de demander ses besoins personnels pendant Chabbat.

