Questions pratiques
Pour qui transgresse-t-on le Chabbat
Réponse
Il n'existe aucune permission selon la halakha de débrancher un malade des appareils respiratoires auxquels il est relié, même si les médecins affirment qu'il n'y a aucune chance qu'il revienne à la vie.
Rémunération du médecin pour un soin pendant Chabbat
Réponse
Il est permis à un médecin de recevoir un paiement à la sortie de Chabbat pour un soin prodigué à un malade pendant Chabbat. Il en va de même pour une sage-femme. En effet, dans le cadre d'une mitsva, les Sages n'ont pas interdit de percevoir un salaire pour Chabbat. Cependant, il est interdit de parler du paiement pendant Chabbat. Néanmoins, il convient de recevoir ce salaire de façon englobée, par exemple en ajoutant aux frais des médicaments le paiement de son effort, ou en soignant également le malade après Chabbat, ou de façon similaire. Sinon, le médecin ne verra pas de bénédiction dans le salaire reçu pour son intervention pendant Chabbat.
Réponse
Si le médecin qui a soigné le malade n'est pas observant de la Torah et souhaite être payé immédiatement pendant Chabbat, il est interdit d'accéder à sa demande. Il convient plutôt de lui proposer de recevoir un objet en gage jusqu'à la sortie de Chabbat. Si l'on craint qu'en refusant de payer pendant Chabbat, le médecin inscrive la dette dans son carnet, il est permis de lui montrer où se trouve l'argent afin qu'il le prenne lui-même.
Réponse
Pour un médecin ou une infirmière non juifs qui exigent leur paiement pendant Chabbat, et qui ne sont pas prêts à soigner le malade sans la garantie du paiement pendant Chabbat, et qui ne se contentent pas d'un gage, il est permis de leur donner leur salaire pendant Chabbat. Si le malade n'est pas en danger, il faudra leur montrer l'endroit où se trouve l'argent afin qu'ils le prennent eux-mêmes.
Lois de la guerre pendant Chabbat
Réponse
Il n'est pas permis d'engager une guerre pendant Chabbat, même s'il s'agit d'une milhemet mitsva, ni même durant les trois jours précédant Chabbat. Toutefois, si l'on craint un danger, par exemple que l'ennemi se renforce, il est alors permis d'agir. Si la guerre a éclaté avant Chabbat, on continue à combattre même pendant Chabbat, que ce soit pour une milhemet reshout ou une milhemet mitsva, malgré toutes les transgressions du Chabbat que cela implique.
Réponse
Il faut veiller à ne pas profaner le Chabbat pendant la guerre pour des besoins qui ne sont pas liés au combat, comme fumer une cigarette ou des choses similaires. De même, un médecin chirurgien qui souhaite fumer pendant Chabbat en affirmant que cela l'aidera à soigner les malades doit s'en abstenir, en raison de la grande sainteté du Chabbat.
Réponse
Celui qui est mobilisé pour la guerre en plein Chabbat et qui ne retourne pas en ville le dimanche doit recevoir le conseil de porter les tefiline pendant Chabbat, en ayant explicitement l'intention de ne pas accomplir la mitsva des tefiline. Ainsi, il pourra transporter les tefiline d'un domaine à l'autre afin de pouvoir les mettre le lendemain, dimanche.
Réponse
Il est évident qu'un soldat n'a pas le droit de transporter une arme en dehors du temps de guerre, même dans une cour dotée d'un erouv.
Réponse
Si des non-juifs assiègent des villes juives pour des questions d'argent, il n'est pas permis de profaner le Chabbat pour cela, car il n'est pas autorisé de transgresser le Chabbat pour une perte financière. Mais s'ils viennent pour des questions de vie, ou même s'il y a un doute à ce sujet, on sort contre eux avec des armes et on profane le Chabbat pour les repousser. Dans une ville proche de la frontière, c'est-à-dire une ville qui sépare le territoire habité par des juifs de celui habité par des non-juifs, même s'ils ne viennent que pour du foin ou de la paille, on profane le Chabbat pour les repousser, car il faut craindre que s'ils la prennent, la terre devienne plus facile à conquérir pour eux.
Réponse
Certains estiment qu'à notre époque, même si des non-juifs attaquent un groupe pour des raisons financières, il est permis de profaner le Chabbat, car s'ils ne les laissent pas piller, ils risquent de les tuer, ce qui constitue un danger pour la vie. Mais si c'est un individu isolé qui est attaqué pour son argent, et qu'il n'y a aucun risque qu'il soit tué, il doit leur donner son argent et ne pas profaner le Chabbat. Selon la situation actuelle en Israël, si des Arabes entrent dans la maison d'un juif pour voler ses biens, il y a à craindre qu'ils attentent aussi à sa vie, il est donc permis de profaner le Chabbat pour le sauver, par exemple en appelant la police.
Réponse
Une ville proche de la frontière, lorsqu'une rumeur circule que des non-juifs veulent l'attaquer, même pour des affaires d'argent, il est permis, même avant leur arrivée, de se munir des armes de guerre et de diffuser l'information dans la ville afin d'empêcher leur venue, car on ne fait pas de distinction en matière de danger pour la vie. De même, pour une ville qui n'est pas proche de la frontière, si la rumeur concerne une attaque pour des affaires de vies, même avant leur arrivée, il est permis de se munir des armes de guerre et de profaner le Chabbat en diffusant l'information, afin d'empêcher la venue des non-juifs dans la ville.
Réponse
Des soldats appelés à partir en guerre pendant Chabbat, s'ils se trouvent dans un endroit où il y a un erouv, même ceux qui ont l'habitude d'être stricts et de ne pas s'appuyer sur le erouv pour porter pendant Chabbat, il leur est malgré tout permis de prendre avec eux les vêtements dont ils ont besoin. Mais dans un endroit qui est un véritable domaine public, il n'est pas permis de transporter ou de porter leurs affaires dans le domaine public. Cependant, si de toute façon ils transportent déjà les armes, il leur est alors permis de mettre aussi leurs objets les plus nécessaires dans le véhicule.
Réponse
Il est permis aux soldats de sortir dans le domaine public pendant Chabbat, dans l'exercice de leurs fonctions, en portant une chaîne avec une plaque d'identification autour du cou.
Réponse
Lorsqu'il a été nécessaire de partir combattre pendant Chabbat, même si Chabbat a été profané, il n'est pas nécessaire de faire de techouva ni d'expiation pour cette profanation de Chabbat.
Lois relatives à la police pendant Chabbat
Réponse
Il est évident qu'il existe une obligation sacrée pour les membres de la police de consulter des rabbanim compétents pour toute question liée à la profanation du Chabbat dans le cadre de leurs fonctions, car il arrive parfois qu'il ne soit pas nécessaire de profaner le Chabbat, et que la situation ne relève pas du doute de pikouah nefesh qui repousse le Chabbat. Par exemple, lors de poursuites de voleurs après qu'ils aient commis le vol, il ne faut pas effectuer ces poursuites pendant Chabbat, car il n'y a aucun risque, même douteux, pour des vies humaines. En revanche, si la police est appelée alors que le voleur se trouve encore dans la maison et qu'il existe un risque qu'il porte atteinte aux occupants, il est permis aux policiers d'intervenir et de l'arrêter, car cela touche au pikouah nefesh.
Réponse
Par conséquent, un voleur qui s'introduit dans une maison, du fait qu'il existe un risque qu'il attaque les personnes présentes et qu'il puisse en résulter un doute de danger, il est permis au propriétaire de la maison, ou au voisin, d'appeler la police par téléphone. Mais si l'on est certain, sans aucun doute, qu'il n'y a aucun risque que le voleur attaque ou mette en danger une vie humaine, par exemple si l'on voit que le voleur vide tous les placards sans tenir compte de la présence du propriétaire et ne le menace pas, alors la règle de "ba bamachteret" ne s'applique pas, et il est interdit d'appeler la police, même si l'on doit perdre tout son argent. C'est ce que signifie "ouvekhol meodekha", même s'il prend tout ton bien. Chacun doit faire face à cette épreuve, et sa récompense sera doublement grande du Ciel. Tout dépend du cas.
Réponse
De même, si un voleur s'est introduit dans une maison et qu'après avoir volé il s'est enfui, il ne faut pas appeler la police pendant Chabbat pour qu'ils l'arrêtent et récupèrent les biens, car il n'y a là aucun risque de pikouah nefesh.
Réponse
Celui qui voit un voleur s'introduire dans une banque ou un magasin fermé pendant Chabbat, puisqu'il n'y a aucun risque de pikouah nefesh, il lui est interdit d'appeler la police. Cependant, il est permis de crier pour faire fuir le voleur, même si cela risque d'entraîner qu'un voisin non pratiquant appelle la police et provoque ainsi une profanation du Chabbat.
Réponse
En cas de dispute entre personnes pendant Chabbat, si la querelle s'aggrave au point qu'il n'est plus possible de calmer la situation et qu'il existe un risque d'effusion de sang, il est permis d'appeler la police. Les policiers sont alors autorisés à profaner le Chabbat pour séparer les personnes en conflit. Mais s'il n'y a pas de risque pour des vies humaines, il est strictement interdit de profaner le Chabbat pour cette raison.
Réponse
Il est clair qu'il n'existe aucune permission pour les policiers de rédiger pendant Chabbat des procès-verbaux ou tout autre type de rapport. De même, il convient d'être rigoureux et de ne pas parler devant un appareil d'enregistrement.

