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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Chabbat

Lois du pansement d’une blessure pendant Chabbat

Peut-on extraire de la pommade d'un tube pendant Chabbat si elle prend une forme particulière à la sortie ?
Réponse

Il est permis de sortir la pommade du tube pendant Chabbat, même si la pommade prend une forme particulière en raison de l'embout du tube, car il n'a pas l'intention de créer cette forme pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 99)
Est-il permis de mettre de la poudre pour arrêter le sang sur une plaie ouverte pendant Chabbat lorsqu'il n'y a pas de danger pour la vie ?
Peut-on appliquer un pansement avec une pommade sur une coupure profonde pendant Chabbat ?
Dans le cas d'un risque pour la vie lié à une blessure, est-il permis de profaner le Chabbat pour transporter la personne à l'hôpital ?
Réponse

Il est permis de mettre de la poudre pour arrêter le sang sur une plaie ouverte pendant Chabbat, même s'il n'y a pas de danger, car il ne s'agit pas d'un acte de guérison mais d'une mesure pour empêcher l'écoulement du sang et l'aggravation de la situation. Si quelqu'un a une coupure profonde, il est permis de placer un pansement avec une pommade sur la coupure.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 100)
Est-il permis d'enlever un pansement adhésif collé sur une zone poilue pendant Chabbat si cela arrache des poils ?
Le fait d'arracher involontairement des poils en retirant un pansement pendant Chabbat est-il interdit ?
Réponse

Il est permis d'enlever pendant Chabbat un pansement adhésif collé à un endroit où il y a des poils, lorsqu'il y a un besoin. Même si cela arrache des poils en retirant le pansement, puisque ce n'est pas l'intention de les arracher et que cela n'est pas agréable pour la personne, cela est considéré comme un psik reicha qui n'est pas agréable, dans une interdiction d'ordre rabbinique, et de nombreux décisionnaires ont permis cela.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 101)
Une personne souffrant d'hémorroïdes peut-elle s'essuyer avec du papier toilette pendant Chabbat même si cela provoque un saignement ?
Doit-on craindre l'interdiction de teindre lorsqu'il y a du sang sur le papier toilette pendant Chabbat ?
Réponse

Une personne souffrant d'hémorroïdes est autorisée, lors de ses besoins, à s'essuyer avec du papier toilette même si cela provoque un saignement, et il n'y a pas lieu de craindre l'interdiction de teindre pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 102)
Est-il permis de mettre du coton dans la narine pour arrêter un saignement de nez pendant Chabbat ?
Doit-on craindre l'interdiction de teindre lorsqu'on utilise du coton pour arrêter un saignement de nez pendant Chabbat ?
Est-il préférable d'utiliser un mouchoir en papier plutôt que du coton pour arrêter un saignement de nez pendant Chabbat ?
Réponse

De même, si quelqu'un a un saignement de nez difficile à arrêter autrement qu'en mettant du coton dans la narine, il est permis de placer du coton dans la narine pendant Chabbat, sans craindre l'interdiction de teindre, surtout que cela se fait de manière dégradante et que le coton est jeté après usage. Celui qui se montre rigoureux à ce sujet, lorsque cela est possible, sera béni.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 103)
Est-il permis d'appuyer avec la main ou le manche d'une fourchette sur une blessure au front ou au bras pendant Chabbat pour éviter l'enflure ?
Peut-on laver ou tremper une zone enflée dans de l'eau froide pendant Chabbat ?
Quelles précautions doit-on prendre lorsqu'on lave une zone enflée pendant Chabbat ?
Réponse

Une personne qui s'est blessée au front ou au bras est autorisée à appuyer avec la paume de la main ou le manche d'une fourchette sur l'endroit de la blessure afin d'empêcher la propagation de l'enflure. Il est également permis de laver ou de tremper l'endroit enflé dans de l'eau froide, à condition de veiller à ne pas en venir à laver ou essorer un vêtement.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 104)
Une personne qui ne peut pas marcher sans canne à cause d'une blessure à la jambe peut-elle sortir avec une canne dans le domaine public pendant Chabbat sans erouv ?
Est-il permis de sortir avec une canne dans le domaine public pendant Chabbat si on peut marcher sans, mais que cela rend la marche plus sûre ?
Réponse

Une personne blessée à la jambe, ou qui porte un plâtre à la jambe et ne peut pas marcher sans l'aide d'une canne, est autorisée à sortir avec une canne pendant Chabbat dans le domaine public, même dans des endroits sans erouv. Mais si elle peut marcher sans la canne et ne l'utilise que pour être plus assurée, il est interdit de sortir avec la canne dans le domaine public pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 105)
Est-il permis à une personne qui ne peut pas marcher sans béquilles de sortir avec ses béquilles dans le domaine public pendant Chabbat, même sans erouv ?
Une personne handicapée dépendante de ses béquilles peut-elle les utiliser à l'extérieur pendant Chabbat dans un endroit sans erouv ?
Réponse

Une personne handicapée qui marche avec des béquilles et ne peut pas se déplacer sans elles est autorisée à sortir avec ses béquilles dans le domaine public pendant Chabbat, même dans des endroits où il n'y a pas de erouv.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 106)
Est-il permis de porter un enfant malade dans le domaine public pendant Chabbat, même sans erouv, s'il peut marcher mais que cela lui est difficile ?
Peut-on porter un enfant qui ne peut pas du tout marcher dans le domaine public pendant Chabbat sans erouv ?
Quelles précautions faut-il prendre concernant les objets que porte un enfant malade lorsqu'on le transporte pendant Chabbat dans le domaine public ?
Réponse

Un enfant malade qui doit être emmené chez le médecin pendant Chabbat, s'il peut marcher par lui-même, mais que la marche lui est difficile, il est permis de le porter dans le domaine public, même dans des endroits où il n'y a pas de erouv. Mais s'il ne peut pas marcher par lui-même, il est interdit de le porter dans le domaine public. En cas de risque pour la vie, tout est permis dans tous les cas. Cependant, il faut veiller, là où c'est possible, à ce qu'au moment où l'on porte l'enfant, il n'ait aucun objet sur lui ou dans sa poche.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 107)
Lois de Chabbat

Lois des injections pendant Chabbat

Est-il permis de faire une injection à un malade dont l'état n'est pas dangereux pendant Chabbat ?
Peut-on assembler une aiguille neuve à une seringue pour une injection pendant Chabbat pour un malade dont l'état n'est pas dangereux ?
La règle concernant l'assemblage d'une seringue jetable pendant Chabbat est-elle différente de celle d'une seringue classique ?
Réponse

Il est permis de faire une injection à un malade dont l'état n'est pas dangereux pendant Chabbat. Il est également permis d'assembler une aiguille neuve à une seringue, même pour un malade dont l'état n'est pas dangereux, afin de réaliser une injection pendant Chabbat. Il n'y a pas lieu d'interdire cela, ni en raison de la mélakha de construire, ni en raison de réparer un ustensile, même d'un point de vue rabbinique. Cette règle s'applique aussi à une seringue jetable.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 108)
Un malade atteint de diabète peut-il recevoir une injection d'insuline pendant Chabbat selon la prescription médicale ?
Est-il permis à un Juif de faire une injection d'insuline à un malade diabétique pendant Chabbat ?
Réponse

Un malade atteint de diabète, qui doit selon la prescription du médecin recevoir une injection d'insuline avant chaque repas, est autorisé à faire cette injection pendant Chabbat, même par l'intermédiaire d'un Juif, car il est considéré comme un malade dont l'état n'est pas dangereux.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 109)
Lois de Chabbat

Lois du malade en danger vital pendant Chabbat

Est-il permis de profaner le Chabbat pour sauver une vie en danger ?
Comment la Torah considère-t-elle la sauvegarde de la vie par rapport à l'observance du Chabbat ?
Que disent les Hakhamim sur celui qui hésite ou pose la question avant de profaner le Chabbat en cas de danger pour la vie ?
Réponse

La sauvegarde de la vie prime sur le Chabbat, tout comme elle prime sur toutes les autres mitsvot. Comme il est dit dans la Torah : « Vous observerez Mes lois et Mes règles, que l’homme accomplira et vivra par elles. » Les Hakhamim ont enseigné : « et vivra par elles » – mais non qu’il meure par elles. Ainsi, il est une mitsva et un devoir pour chaque Juif de profaner le Chabbat pour toute personne malade dont la vie est en danger. Les Hakhamim ont dit que celui qui agit avec empressement pour profaner le Chabbat en cas de pikouah nefesh, même pour des mélakhot d’ordre toranique, est digne d’éloge ; celui qui demande l’avis d’un rabbin est blâmable, et celui qui pose la question est considéré comme un meurtrier. De plus, il a été enseigné que quiconque sauve une vie juive, c’est comme s’il avait sauvé un monde entier. Le Rambam a rejeté avec force l’opinion des hérétiques qui prétendent qu’il est interdit de profaner le Chabbat même en cas de pikouah nefesh, et il a cité le verset : « Je leur ai aussi donné des lois qui ne sont pas bonnes et des règles par lesquelles ils ne vivront pas », car les lois de la Torah ne sont que miséricorde et bonté dans le monde.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 110)
Est-il permis de consulter un rabbin avant de profaner le Chabbat pour sauver une vie ?
Pourquoi est-il interdit de retarder l'action en cas de pikouah nefesh pendant Chabbat ?
Réponse

Lorsqu’il est nécessaire de profaner le Chabbat pour sauver une vie, il est interdit de perdre du temps à demander l’avis d’un décisionnaire pour savoir s’il faut profaner le Chabbat. Les Hakhamim ont enseigné dans le Yérouchalmi que celui qui pose la question concernant un cas de pikouah nefesh est considéré comme un meurtrier.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 111)
Quel est le devoir d'un rabbin concernant l'enseignement sur la profanation du Chabbat en cas de danger pour la vie ?
Réponse

Il est du devoir sacré de tout rabbin d’enseigner à ses auditeurs qu’il est obligatoire de profaner le Chabbat en cas de pikouah nefesh.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 112)
Que doit-on faire lorsqu'une femme commence à accoucher pendant Chabbat et qu'il y a un risque pour la vie ?
Est-il permis d'appeler une ambulance ou de conduire un malade à l'hôpital pendant Chabbat en cas de danger pour la vie ?
Y a-t-il une particularité à respecter lorsqu'il s'agit d'une femme qui accouche pendant Chabbat ?
Réponse

Par conséquent, lorsqu’une femme ressent les douleurs de l’accouchement pendant Chabbat, ou dans tout autre cas où il y a un risque pour la vie, il est une mitsva de se hâter d’emmener la femme qui accouche ou le malade à l’hôpital, ou d’appeler par téléphone une ambulance ou un autre véhicule pour les conduire immédiatement à l’hôpital. Pour la femme qui accouche, il faut faire avec un changement.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 113)
Faut-il profaner le Chabbat si un médecin spécialiste demande de le faire pour soigner un malade en danger, même en cas de doute ?
Que faire si une personne se plaint d'une douleur au cœur pendant Chabbat et demande à être conduite à l'hôpital, même si elle n'est pas connue comme digne de confiance ?
Réponse

Si un médecin spécialiste exige que l’on profane le Chabbat pour soigner un malade, et qu’en ne le faisant pas, le malade serait en danger, même si le médecin s’exprime avec incertitude, il faut obéir au médecin, car même un doute de pikouah nefesh repousse le Chabbat. Ainsi, même en cas de doute sur le danger, il faut profaner le Chabbat. Par conséquent, si quelqu’un dit à son ami pendant Chabbat qu’il ressent une douleur au cœur et craint une crise cardiaque, et lui demande de le conduire à l’hôpital en voiture, même si cette personne n’est pas connue pour être digne de confiance et qu’aucun signe n’est visible sur son visage, et qu’il y a lieu de craindre qu’il mente, malgré tout, il s’agit au moins d’un doute, et même un doute de pikouah nefesh repousse le Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 114)
Doit-on profaner le Chabbat pour un soin si l'on sait qu'il n'y a aucun risque immédiat et que le traitement peut attendre la fin du Chabbat sans danger ?
Réponse

En revanche, si l’on sait avec certitude qu’il n’y a aucun risque immédiat, et qu’il est possible d’effectuer le soin (qui implique une profanation du Chabbat) après la sortie du Chabbat, sans craindre une aggravation de la maladie, il faut attendre la fin du Chabbat, car ce cas ne relève pas du pikouah nefesh qui repousse le Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 115)
Est-il permis à un malade en danger de refuser que l'on profane le Chabbat pour ses soins par piété ou rigueur personnelle ?
Que doit-on faire si un malade en danger refuse un traitement pendant Chabbat parce qu'il ne croit pas à son efficacité ?
Comment faut-il enseigner au public la priorité du pikuah nefesh sur les interdits du Chabbat ?
Réponse

Lorsqu'un malade en danger est déclaré par le médecin comme nécessitant une profanation du Chabbat pour ses soins, il est interdit à ce malade de vouloir se montrer pieux ou de prendre sur lui des rigueurs pour éviter que l'on profane le Chabbat en sa faveur. Si le malade souhaite malgré tout adopter une telle rigueur, il faut lui expliquer que ce n'est pas une véritable forme de piété, mais une piété insensée. Il n'y a aucune vertu à agir ainsi, et au contraire, si un malheur devait survenir, il serait puni du Ciel pour cela. Il est une mitsva d'expliquer ces principes à tout le peuple d'Israël, de manière claire et réfléchie, par l'intermédiaire des rabbanim qui enseignent la halakha, afin que chacun sache qu'il n'existe rien qui prime sur le pikouah nefesh. Celui qui s'empresse de profaner le Chabbat pour un malade en danger recevra la bénédiction d'Hachem, tandis que celui qui s'abstient de se soigner pendant Chabbat à cause de l'interdit de profaner le Chabbat met sa vie en danger et commet une grave faute. Il est alors considéré comme un "hassid shoté" (un pieux insensé) qui refuse de se soigner à cause d'un interdit. À son sujet il est dit : "Et votre sang, j'en demanderai compte pour vos âmes". Il est obligatoire d'obéir aux instructions des médecins dès lors qu'ils affirment qu'une action empêchera un risque de danger. Si le malade n'est pas convaincu, on le contraint à accepter le traitement, dans tous les cas où les médecins disent qu'une certaine action empêchera un risque de danger, même si le malade ne considère pas ce remède comme éprouvé.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 116)
Faut-il faire techouva après avoir profané le Chabbat pour sauver une vie ?
Y a-t-il une différence entre un individu et une communauté concernant la nécessité de techouva après une profanation du Chabbat pour pikuah nefesh ?
Réponse

Celui qui a profané le Chabbat pour sauver une vie n'a pas besoin de faire techouva ni d'expiation pour avoir profané le Chabbat. Il n'y a aucune différence à ce sujet entre un individu ou une communauté qui ont profané le Chabbat pour sauver une vie.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 117)
Que se passe-t-il si l'on profane le Chabbat pour sauver une vie et qu'il s'avère ensuite que ce n'était pas nécessaire ?
Reçoit-on une récompense pour avoir voulu sauver une vie pendant Chabbat même si l'action s'est révélée inutile ?
Réponse

Celui qui a profané le Chabbat pour sauver une vie, et qu'il s'avère ensuite que ce n'était pas nécessaire, par exemple si l'état du malade s'est soudainement amélioré et qu'il n'était plus en danger, ou si le malade est décédé, ou si une autre personne a déjà accompli ce qui devait être fait, ou dans des cas similaires, a tout de même accompli une mitsva et recevra une récompense pour sa bonne intention d'avoir voulu sauver une vie juive.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 118)