Questions pratiques
Lois de la prise de médicaments pendant Chabbat
Réponse
Une personne souffrant d'un fort rhume qui l'empêche de respirer par le nez est autorisée à sentir une pommade appelée "Vicks" pendant Chabbat. Grâce à son odeur forte et piquante, les voies respiratoires s'ouvrent et la personne se sent soulagée temporairement. Cette pommade n'est pas principalement destinée à un usage médical, mais à ouvrir les voies respiratoires et procurer un soulagement momentané.
Réponse
Une personne souffrant d'un écoulement nasal sévère qui gêne sa respiration et qui en arrive à un état où tout son corps est affecté, il est permis de lui mettre des gouttes nasales pendant Chabbat. Cela est permis même si c'est fait par un Juif. Mais si la personne n'est pas dans un état où tout son corps est affecté et qu'elle se comporte comme une personne en bonne santé, il est interdit de le faire. Cependant, si c'est fait par un non-Juif, c'est permis, même si le malade aide, car l'aide du malade n'est pas significative. En cas de doute si la personne est arrivée à un état où tout son corps est affecté ou non, on peut être indulgent, car en cas de doute sur une interdiction rabbinique, on est indulgent.
Réponse
Une personne souffrant d'une légère douleur dentaire n'a pas le droit de prendre un comprimé calmant pendant Chabbat, sauf si elle a commencé à en prendre depuis la veille de Chabbat. Cependant, il lui est permis de boire de l'arak ou du cognac, même si son intention est uniquement pour se soigner, car cela ne paraît pas comme un acte médical. Il ne faut pas garder la boisson dans la bouche, ni la faire passer dans la bouche puis la recracher, car cela montrerait que c'est fait à des fins médicales. Il ne faut pas non plus gargariser du vinaigre sur ses dents, car cela est manifestement pour un usage médical. Si la douleur est très forte au point de causer une grande souffrance, il est permis de garder la boisson forte dans la bouche puis de l'avaler. Si la souffrance est telle que tout le corps est affecté, il est même permis de boire de la bière et de la recracher. Il est aussi permis de poser de l'extrait de tsiporen sur la dent pour calmer la douleur. De même, il est permis d'avaler un comprimé calmant, après être tombé malade et alité.
Réponse
En cas de suspicion de danger dû à une accumulation importante de pus dans les gencives ou une situation similaire, il convient de consulter un médecin, car il arrive parfois qu'il soit même nécessaire de profaner le Chabbat, selon l'avis du médecin.
Réponse
Celui qui souffre d'une forte douleur dentaire, sans qu'il y ait de danger, a le droit de demander à un médecin non-juif d'extraire sa dent pendant Chabbat, même si cela ne provoque pas une maladie généralisée mais simplement une grande souffrance. Même s'il aide le non-juif en ouvrant la bouche, cette aide n'est pas considérée comme significative. Cependant, il ne faut pas demander explicitement au non-juif d'accomplir pour lui des actions interdites par la Torah, car seules les actions interdites par les Sages sont permises dans ce cas. Si la douleur devient très intense, que les calmants n'ont pas d'effet et qu'il n'y a pas de médecin non-juif disponible, il est permis de consulter même un médecin juif qui agira selon les pratiques médicales, car la situation est proche du danger pour la vie. Celui à qui on a extrait une dent, ou qui a une légère inflammation des gencives et souhaite se rincer la bouche avec de l'eau salée ou de la poudre de soude (ce qui est bénéfique pour la guérison), s'il n'est pas alité à cause de l'extraction, il ne doit pas le faire, car il est évident qu'il agit à des fins médicales.
Réponse
Celui qui souffre de brûlures d'estomac est autorisé à manger un concombre cru ou d'autres légumes crus, ainsi qu'à boire de l'eau gazeuse pour soulager la brûlure, même si son intention est uniquement de faire disparaître la gêne, car ces aliments sont consommés par des personnes en bonne santé et il n'y a donc pas de décret d'interdiction de soin pendant Chabbat. De plus, il n'est pas certain que la brûlure d'estomac soit considérée comme une maladie. Certains permettent même de boire une solution de bicarbonate de soude à cette fin pendant Chabbat, tandis que d'autres l'interdisent car les personnes en bonne santé n'ont pas l'habitude d'en boire. Il est préférable de mettre le bicarbonate de soude dans une tasse de thé et de boire petit à petit.
Réponse
Celui qui transpire beaucoup en été est autorisé à appliquer de la poudre de talc ordinaire sur les parties de son corps où il transpire. Même s'il souffre d'irritations cutanées et que le talc lui sert aussi à des fins médicales, cela reste permis, car il n'est pas évident que son intention soit médicale et les personnes en bonne santé utilisent également cette poudre. Il est aussi permis de mettre du talc dans ses chaussures pour éviter la transpiration, ainsi que d'utiliser de la poudre de talc pour les bébés qui mouillent fréquemment.
Réponse
Il est également permis de vaporiser dans la bouche un spray spécial pour éliminer la mauvaise haleine, car cela ne relève pas du décret d'interdiction de soin pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis de s'enduire les mains d'huile pendant Chabbat pour le plaisir, tant que la peau des paumes n'est pas fissurée, car dans ce cas il ne le fait pas à des fins médicales. Cependant, il est interdit de s'enduire le corps d'huile en massant vigoureusement, et il est donc interdit à une personne en bonne santé de faire un massage énergique pendant Chabbat, mais il est permis de le faire doucement. Si quelqu'un a le dos ou le cou bloqué et ressent des douleurs au point de s'affaiblir totalement et de devoir rester alité, il est considéré comme un malade sans danger pour la vie, et il est permis de lui faire un massage même vigoureux.
Réponse
Certains estiment qu'il est interdit de faire de la gymnastique le Chabbat, même sans intention de transpirer, en raison de la ressemblance avec les activités profanes. D'autres pensent que l'interdiction de faire de la gymnastique le Chabbat ne s'applique que si l'on vise à transpirer, par exemple en exerçant une forte pression sur le corps pour provoquer la sueur. Le motif de l'interdiction est la crainte que l'on vienne à broyer des plantes médicinales pour les consommer afin de transpirer. Toutefois, tant qu'il n'y a pas d'intention de transpirer, il est permis de faire de la gymnastique le Chabbat. Même si l'opinion principale suit ce dernier avis, il est néanmoins recommandé de s'abstenir de faire de la gymnastique le Chabbat, même sans intention de transpirer, et celui qui s'en abstient sera béni.
Réponse
Il est permis de se promener le Chabbat après le repas, même si l'on a uniquement l'intention de le faire pour des raisons de santé, car cela ne paraît pas être fait à des fins médicales.
Réponse
Celui qui a l'habitude de courir légèrement chaque matin pour des raisons de santé, et qui vise à transpirer par cette course, ne doit pas courir le Chabbat. Il pourra cependant marcher rapidement, à condition de ne pas transpirer.
Réponse
Une personne ayant subi une crise cardiaque, à qui le médecin a prescrit des exercices spécifiques à faire chaque jour, est autorisée à effectuer ces exercices le Chabbat, même si cela la fait transpirer. On considère en effet qu'elle est au moins dans la catégorie d'un malade sans danger vital.
Réponse
Il est permis de faire un régime le Chabbat en réduisant la quantité de nourriture consommée, à condition de manger du pain en quantité suffisante lors des repas de Chabbat.
Réponse
Il est permis de s'asseoir au soleil le Chabbat pour bronzer, et il n'y a pas d'interdiction liée à la prise de médicaments dans ce cas.
Lois du pansement d’une blessure pendant Chabbat
Réponse
Il est permis de bander une blessure pendant Chabbat avec un pansement propre et sec, qu'il soit neuf ou usagé, même si la blessure ne présente pas de danger. Mais il ne faut pas y mettre de pommade médicamenteuse, car, souhaitant que la pommade reste sur la plaie, il y a à craindre que l'on en vienne à l'étaler. Un pansement avec pommade qui a été posé sur la blessure avant Chabbat et qui tombe pendant Chabbat sans toucher le sol, il est permis de le remettre en place. Mais s'il est tombé sur le sol, il est interdit de le remettre pendant Chabbat. Lorsqu'il y a un risque d'accumulation importante de pus dans la blessure et que cela entraînerait une grande souffrance, il est permis de préparer avant Chabbat un pansement enduit de pommade, et pendant Chabbat, on enlèvera l'ancien pansement pour placer celui qui a été préparé avant Chabbat.
Réponse
Si le pansement est trop grand, il ne faut pas en couper l'excédent pendant Chabbat ; il convient plutôt d'enrouler tout le pansement autour de la blessure. Il convient de tenir compte de l'avis de ceux qui sont stricts et interdisent de couper du coton hydrophile pendant Chabbat, sauf en cas de danger ou pour une mitsva. De même, si quelqu'un ressent des douleurs à l'oreille et souhaite y placer un peu de coton, mais ne dispose pas de coton déjà découpé, il convient de tenir compte de l'avis de ceux qui interdisent d'arracher du coton, sauf si la douleur devient très forte.
Réponse
Dans une maison où se trouve un malade ayant besoin de pansements, ou dans les hôpitaux, il est bon et recommandé de préparer avant Chabbat autant que possible les éléments nécessaires aux soins, comme des seringues stériles, des pansements découpés, différents vêtements, des étiquettes et marqueurs pour le pouls, ainsi que les instructions pour les médicaments, afin de limiter au maximum la profanation du Chabbat. Il convient également de préparer les pansements adhésifs avant l'entrée de Chabbat, en retirant le papier protecteur de la partie collante, puis en le remettant immédiatement, ce qui facilitera son retrait pendant Chabbat si besoin.
Réponse
Il est permis de poser un pansement adhésif, appelé "plaster", sur une blessure pendant Chabbat, même s'il contient une compresse à l'endroit de la plaie. Cela ne constitue pas une interdiction de soin pendant Chabbat.
Réponse
D'après la halakha, il est permis de retirer pendant Chabbat le papier collé sur les côtés d'un pansement adhésif.

