Questions pratiques
Lois du malade sans danger vital pendant Chabbat
Réponse
Un nourrisson né au septième ou au huitième mois de grossesse, qui doit être placé en incubateur pendant plusieurs semaines selon les besoins, ou un nourrisson malade qui ne tète pas au sein et dont la mère doit tirer le lait dans un verre ou un biberon pour le nourrir, il convient qu’une autre femme l’aide lors de la traite dans le verre, car dans ce cas, il est certain que les Sages n’ont pas interdit. Si la mère ne peut pas tirer son lait avec l’aide d’une autre femme, et qu’il n’est pas possible de préparer le lait avant Chabbat pour Chabbat, il lui est permis de tirer le lait dans un verre pour nourrir le nourrisson, car c’est son alimentation naturelle, et en cas de doute sur un danger, il ne faut pas tenir compte d’un substitut alimentaire.
Réponse
Un malade sans danger vital qui souffre de douleurs cardiaques et dont le traitement consiste à téter du lait chaud directement d’un animal, il lui est permis de téter le lait pendant Chabbat, mais il est interdit de traire l’animal à la main dans un récipient. En revanche, pour une personne qui souffre simplement de la faim, il n’est en aucun cas permis d’être indulgent.
Réponse
Il est permis de mesurer la température d’un malade pendant Chabbat à l’aide d’un thermomètre à mercure classique, et cela n’est interdit ni en raison de la refoua pendant Chabbat, ni en raison de l’interdiction de mesurer pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis d’agiter et de faire descendre le mercure dans un thermomètre avant de mesurer la température pendant Chabbat, et il n’est pas nécessaire de préparer le thermomètre avant Chabbat.
Réponse
Il est interdit d'utiliser un thermomètre électronique pendant Chabbat, même s'il a été mis en marche avant l'entrée de Chabbat. Même pour un malade en danger, s'il est possible de mesurer sa température facilement avec un appareil non électronique, il est préférable de ne pas utiliser un thermomètre électronique.
Réponse
Une personne qui a mal à la tête mais qui se sent suffisamment bien pour agir comme une personne en bonne santé, il est malgré tout permis de mesurer sa température pendant Chabbat.
Réponse
Une femme qui a besoin de mesurer sa température pendant Chabbat afin de déterminer le jour où elle pourra concevoir a le droit de le faire.
Réponse
Il est permis de mesurer la température pendant Chabbat avec une bande thermométrique en forme de ruban, sur laquelle apparaissent des lettres lorsqu'elle est posée sur le corps du malade, et qui disparaissent lorsqu'on la retire. Cela ne pose aucun problème d'écriture ou d'effacement.
Réponse
Pour un malade sans danger pour qui il est interdit de manger plus qu'un certain poids, il est préférable de peser ses aliments avant Chabbat. Si cela n'a pas été fait, il est permis de les peser pendant Chabbat, à condition que la balance ne fonctionne pas à l'électricité ou avec une batterie.
Réponse
Celui qui porte une plaque dentaire pour redresser les dents ou un appareil en métal pour redresser le dos n'a pas besoin de les retirer pendant Chabbat, et il n'y a pas à craindre l'interdiction de broyer des médicaments. Il est également permis d'utiliser la poudre destinée à fixer les dents artificielles, et il est permis de sortir avec ces appareils dans le domaine public même sans érouv. Il est aussi permis de les fixer avec un élastique comme on le fait en semaine.
Réponse
Lorsqu'une personne malade à la maison souffre de difficultés respiratoires et a besoin d'un appareil à vapeur, il est préférable de mettre en marche l'appareil avant Chabbat afin que le malade puisse l'utiliser pendant Chabbat. Si l'eau de l'appareil vient à manquer, il est permis d'ajouter de l'eau dans un appareil à vapeur froide par l'orifice prévu à cet effet. En ce qui concerne un appareil à vapeur chaude, il est préférable, a priori, de le remplir d'une grande quantité d'eau avant Chabbat afin d'éviter d'avoir à ajouter de l'eau pendant Chabbat. Toutefois, celui qui se montre indulgent à ce sujet pour un malade a sur qui s'appuyer, car en général, les personnes ayant besoin d'un appareil à vapeur et souffrant de difficultés respiratoires peuvent en venir à une situation de danger réel, et il est difficile de le prévoir à l'avance ; c'est pourquoi on peut s'appuyer sur les avis indulgents dans ce cas. Il faut s'efforcer d'y mettre de l'eau bouillie, car selon le Rambam et d'autres décisionnaires, il n'y a alors aucun interdit de cuisson. En cas de risque immédiat pour la vie, tout est permis, y compris brancher l'appareil à l'électricité et le mettre en marche pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis de déplacer pendant Chabbat un appareil à vapeur froide d'un endroit à un autre, tant qu'il fonctionne, pour les besoins du malade. En cas de nécessité, il est également permis de déplacer un appareil à vapeur chaude pour le malade.
Réponse
Certains estiment qu'il est permis de suspendre un humidificateur sur des résistances chauffantes allumées depuis avant Chabbat, à condition que l'eau n'atteigne pas une température où la main se retirerait à cause de la chaleur. D'autres sont rigoureux à ce sujet, même pour un malade dont la vie n'est pas en danger.
Lois de la prise de médicaments pendant Chabbat
Réponse
Un malade sans danger pour sa vie, qui est alité, a le droit d’avaler des médicaments pendant Chabbat, ainsi que de prendre du sirop ou des produits similaires, même s’il ne souffre pas beaucoup, et même s’il commence à prendre ces médicaments pendant Chabbat. Il est également permis d’avaler des médicaments avant la prière du matin, même avec d’autres boissons, car son intention n’est pas de boire pour le plaisir, mais seulement d’avaler le médicament. Certains autorisent aussi cela à une personne qui souffre beaucoup, même si elle n’est pas alitée. D’autres estiment qu’il ne faut permettre cela qu’à un malade, et c’est l’opinion principale. Toutefois, pour une personne souffrant d’un fort mal de tête ou de vives douleurs au ventre, il est permis d’être indulgent et de lui permettre de prendre un médicament.
Réponse
Un malade sans danger pour sa vie, qui à cause de sa maladie ne peut pas profiter du Chabbat, n’a pas le droit de se montrer strict envers lui-même et de s’abstenir de prendre ses médicaments pendant Chabbat, car Chabbat a été donné pour le plaisir et non pour la souffrance.
Réponse
Un malade à qui les médecins ont ordonné de manger le matin, juste avant la prière de Chabbat, il convient qu’il fasse d’abord le kiddouch et boive la quantité de vin équivalente à une pleine bouche. Il refera le kiddouch après la prière. Une personne faible qui doit manger un repas léger pendant Chabbat entre la prière du matin et celle de moussa, et qui n’a pas de vin pour faire le kiddouch, est autorisée à manger sans kiddouch et fera le kiddouch après moussa.
Réponse
Il est permis de déchirer pendant Chabbat le papier qui enveloppe un comprimé. Il est également permis de le déchirer à l’endroit où se trouvent des lettres, cela ne constitue pas une interdiction d’effacer pendant Chabbat. Toutefois, celui qui prend la précaution de déchirer le papier ailleurs que sur les lettres sera béni.
Réponse
Un malade sans danger pour sa vie, qui est alité à cause de sa maladie, et pour qui il est nécessaire de mélanger de l’eau oxygénée avec de l’eau afin de faire des gargarismes, a le droit de le faire pendant Chabbat.
Réponse
Une personne qui a un simple malaise et qui continue à se comporter comme une personne en bonne santé, ou qui a de légères douleurs, ainsi que celle qui a mal à la tête, n’a pas le droit d’avaler des comprimés ou du sirop, ni de recevoir aucun soin médical pendant Chabbat.
Réponse
Si l’on a commencé à prendre des comprimés avant Chabbat, il est permis de continuer à en prendre pendant Chabbat, tant que l’interruption de la prise entraînerait une grande souffrance. A plus forte raison, si l’on prend des médicaments antibiotiques et qu’il y a un risque que l’arrêt de leur prise pendant Chabbat cause un dommage, il est permis de continuer à les prendre.

