Questions pratiques
Erreurs trouvées dans les tefiline et le Sefer Torah
Réponse
Le parchemin utilisé pour les tefiline doit provenir de la peau d’un animal, d’un animal sauvage ou d’un oiseau purs, même s’ils sont nevela ou terefa. Il ne doit pas provenir d’animaux, d’animaux sauvages ou d’oiseaux impurs, car il est écrit : « afin que la Torah d’Hachem soit dans ta bouche », c’est-à-dire d’une espèce permise à la consommation. De même, il ne faut pas utiliser la peau d’un poisson, même pur, car elle est très malodorante.
Réponse
Si un Sefer Torah présente un petit trou à côté d’une lettre, de sorte que la lettre n’est plus entourée de parchemin, et qu’on ne sait pas si le trou est apparu avant ou après l’écriture, s’il est possible de gratter un peu la lettre vers le trou tout en conservant sa forme et en la rendant entourée de parchemin, c’est préférable. Si cela n’est pas possible, ou si le trou est découvert pendant la lecture de la Torah, il est permis de valider le Sefer Torah. Même pour un trou très fin, il y a matière à être indulgent lorsqu’il n’y a pas d’autre Sefer Torah disponible.
Réponse
Des tefiline écrites sur un parchemin enduit restent valides selon la halakha, car l’enduit sert à embellir et améliorer l’écriture, et tout ce qui vise à embellir n’est pas considéré comme une séparation. Cependant, il est très recommandé, a priori, de tenir compte de l’avis de ceux qui interdisent et d’écrire les tefiline sur un parchemin non enduit. Chacun doit donc acquérir des tefiline écrites sur un parchemin non enduit. Si, a posteriori, les tefiline ont été écrites sur un parchemin enduit d’un enduit blanc, il est permis de réciter la berakha dessus.
Réponse
Un Sefer Torah écrit sur un parchemin enduit est valide pour la lecture et la récitation de la berakha, car l’enduit n’est pas considéré comme une séparation entre le parchemin et l’écriture, tout ce qui embellit n’étant pas une séparation. Tel est l’usage. Cependant, il est préférable, a priori, de lire et de réciter la berakha sur un Sefer Torah écrit sur un parchemin non enduit, ou au moins de passer un chiffon sur l’enduit avant d’écrire. Si cela n’a pas été fait, cela ne remet pas en cause la validité. Il est permis, même a priori, de monter à la Torah sur un tel Sefer Torah. Il faut toutefois faire attention, lors de la désignation du texte avec le doigt pendant la hagba ou la lecture, à ne pas toucher le parchemin, car cela peut tracer des lignes sur le parchemin et provoquer un contact entre les lettres. Cependant, comme la couleur de ces lignes est très claire, cela ne rend pas le Sefer Torah invalide pour ce motif.
Réponse
Pour un Sefer Torah utilisé par certaines communautés yéménites, où le scribe a gravé avec un instrument métallique ou un ongle deux points entre les versets, à la fin de chaque verset, et un signe particulier pour les taamim zerka et etnahhta afin d’aider le lecteur à ponctuer correctement, les Séfarades qui n’ont pas cette coutume doivent éviter de monter à la Torah sur un tel Sefer Torah, même si ces signes ont été faits avec un ongle sans encre. Si l’on est invité à monter à la Torah sur un tel Sefer Torah, il faut décliner discrètement pour ne pas provoquer de discorde, car nous n’avons pas l’habitude d’être indulgents à ce sujet. Cependant, dans les communautés yéménites qui ont l’habitude de réciter la berakha sur un tel Sefer Torah, il ne faut pas les en empêcher ni créer de discorde, car telle est leur coutume et ils s’appuient sur les décisionnaires qui permettent cela. De plus, selon le Rambam, il est permis de réciter les berakhot de la Torah sur un Sefer Torah invalide. Malgré tout, il est conseillé même aux Yéménites de privilégier un Sefer Torah sans ces signes, afin de satisfaire tous les avis. En tout cas, il ne faut surtout pas invalider les Sifrei Torah yéménites pour les Yéménites, car ils suivent la tradition de leurs ancêtres.
Réponse
Si une goutte d'encre est tombée à l'intérieur d'une lettre et que la lettre n'est plus reconnaissable, il n'est pas permis de gratter l'encre pour rendre la lettre reconnaissable, car cela constitue un hak tokhot et c'est invalide, car il faut écrire et non graver. De même, si une goutte d'encre est tombée à côté d'une lettre et que la forme de la lettre a été modifiée, il ne sert à rien de gratter l'encre qui a coulé, car cela est aussi considéré comme hak tokhot. De même, si l'on a écrit une lettre noun finale à la place d'une lettre vav et que l'on gratte la noun pour en faire une vav, cela est appelé hak tokhot et il faut effacer toute la lettre et la réécrire correctement. Dans le cas des tefiline, il n'est pas possible de corriger, car si l'on corrige, cela sera considéré comme si les tefiline avaient été écrits dans le désordre. Sauf si la forme de la lettre reste reconnaissable, auquel cas le fait de gratter n'ajoute ni ne retire rien à la forme de la lettre.
Réponse
Les sefer Torah et meguilat Esther récents, fabriqués en utilisant des plaques de soie gravées de colonnes entières, sur lesquelles on place un parchemin en dessous, puis on verse de l'encre sur la plaque et on l'étale avec une raclette, de sorte que l'encre passe à travers les trous de la soie et imprime instantanément des colonnes entières sur le parchemin, sont invalides même a posteriori. Celui qui fait une bénédiction sur eux prononce une bénédiction en vain, et cela constitue une grave faute.
Réponse
La pratique actuelle d'écrire des Sefer Torah, mezouza ou tefiline à l'aide d'une table lumineuse, où l'on place des films (diapositives sur lesquelles tout le texte est écrit) et où l'on pose le parchemin au-dessus de la diapositive pour écrire les lettres exactement comme elles apparaissent sur la diapositive, ne pose aucun problème du point de vue de la halakha, car il s'agit d'une écriture normale. Mais il est interdit de valider des Sefer Torah, tefiline ou mezouza écrits à l'aide d'un tampon.
Réponse
Si l'on s'est trompé et a écrit une dalet à la place d'une rech, ou une bet à la place d'une kaf, il n'est pas possible de corriger la lettre en effaçant simplement le trait supplémentaire, car cela constitue un hak tokhot. De même, si une rech a été faite comme une dalet, il convient d'être strict et de ne pas considérer comme valable le fait de gratter uniquement la jambe ou le toit, puis de réécrire la lettre comme une rech, car les deux parties ont été faites de façon invalide ; il faut donc gratter les deux. De même, pour une mem ouverte dont l'ouverture s'est collée et fermée, il ne sert à rien de gratter l'endroit où les lettres se sont collées, car cela est aussi un hak tokhot. Si l'on a écrit une des lettres finales (manstapakh) au milieu d'un mot, ou l'inverse, le sefer Torah est invalide. La correction consiste à gratter toute la partie supérieure pour qu'il reste la forme d'une noun courbée, puis d'écrire ce qui a été gratté.
Réponse
Si une goutte d'encre est tombée à l'intérieur d'une lettre et que la lettre n'est plus reconnaissable, il n'est pas permis de gratter l'encre pour rendre la lettre reconnaissable, car cela constitue un hak tokhot et c'est invalide, car il faut écrire et non graver. Il en est de même si l'on s'est trompé et a écrit une dalet à la place d'une rech, ou une bet à la place d'une kaf : il n'est pas possible de corriger la lettre en effaçant simplement le trait supplémentaire, car cela constitue un hak tokhot. Cependant, si de la cire est tombée sur la lettre et l'a recouverte, il est permis de gratter la cire. Si deux lettres se sont collées l'une à l'autre, que ce soit avant ou après la finition de la lettre, c'est invalide. Mais si l'on a gratté et séparé les lettres, c'est valide, car cela n'est pas considéré comme hak tokhot, puisque la lettre elle-même avait été écrite correctement.
Réponse
Des lettres dans un sefer Torah ou des tefiline qui semblent séparées uniquement à l'aide d'un microscope ou d'un appareil similaire, mais qui ne présentent aucune séparation visible à l'œil nu sain et perçant, n'invalident pas ces sefer Torah ou tefiline.
Réponse
Lorsqu'une lettre finale, comme le kaf final ou le tsadi final, présente une interruption dans la longueur de sa jambe, et qu'après cette interruption il reste une partie de la jambe de la lettre, il faut recouvrir la partie inférieure de la lettre après l'interruption et montrer la lettre à un enfant. Si l'enfant lit correctement la lettre, les tefiline sont cachères. Si l'enfant ne lit pas la lettre comme il faut, il convient d'être rigoureux.
Réponse
Un Sefer Torah dont les lettres sont devenues rouges à cause de l'ancienneté ne doit pas être invalidé pour cette raison, et il conserve son statut de cachérout, il est même possible de réciter les bénédictions dessus. Cependant, pour la lecture de la paracha de Zakhor, qui est une obligation de la Torah, il est préférable d'adopter une attitude plus stricte.
Réponse
Au début de l'écriture de chaque paracha, le scribe doit dire explicitement qu'il écrit toutes ces parachiyot pour la sainteté des tefiline. Il est valable de le dire même s'il y a une interruption entre les parachiyot. Toutefois, il est préférable de le dire au début de chaque paracha. De plus, chaque fois qu'il écrit un nom divin, il doit dire qu'il l'écrit pour la sainteté du nom. Certains sont indulgents a posteriori : si le scribe n'a pas dit pour chaque nom qu'il l'écrit pour la sainteté du nom, mais a déclaré au début qu'il écrit tous les noms pour la sainteté du nom, cela est valable si par la suite il a oublié de sanctifier le nom à l'endroit précis, et les tefiline restent cachères a posteriori. Et telle est la position principale pour la halakha a posteriori, sur laquelle on peut s'appuyer.
Réponse
Si un scribe écrivait des mezouzot et a écrit les noms divins avec l'intention de leur sainteté, mais qu'il a un doute concernant une mezouza précise, à savoir s'il a eu l'intention de sanctifier le nom divin ou non, et qu'au début de l'écriture des mezouzot il a déclaré qu'il écrit pour la sainteté de la mezouza, puis a terminé la mezouza, et que cette mezouza s'est mélangée avec huit autres mezouzot cachères, sans possibilité de les distinguer, il est permis d'utiliser toutes les mezouzot. Toutefois, il convient d'installer l'une de ces mezouzot dans un endroit qui n'est pas soumis à l'obligation de mezouza selon la halakha, comme un balcon qui ne mesure pas quatre sur quatre coudées, et rien de plus n'est requis.
Réponse
Il faut veiller, lors de l'écriture du nom divin, à tremper la plume dans l'encre avant d'écrire la dernière lettre précédant le nom. En effet, lorsqu'on trempe la plume, il faut sanctifier l'encre sur la plume avec une lettre avant d'écrire le nom, et ne pas commencer directement après avoir trempé la plume, car il y a à craindre qu'il y ait trop d'encre, ce qui nuirait à la régularité de l'écriture. Si l'on a besoin de plus d'encre avant de terminer d'écrire le nom, on trempera la plume dans les lettres précédant le nom qui sont encore humides, puis on terminera le nom. Si cela n'est pas possible, on trempera la plume dans un peu d'encre et on terminera le nom. Si l'on a oublié et qu'il n'y a pas de lettre avant le nom, on vérifiera s'il y a une lettre ou une couronne nécessitant un ajout d'encre, puis on sanctifiera et écrira le nom divin. Tout cela est une mitsva recommandée, mais n'est pas indispensable.
Réponse
Le nom "Beit El" dans un Sefer Torah doit être sanctifié par précaution. Si l'on a oublié de le sanctifier, il est préférable de repasser la plume sur le mot "El" en formulant une condition : si ce mot est saint, on le réécrit pour la sainteté du nom ; s'il est profane, cela n'a aucune conséquence.
Réponse
Lorsqu'on écrit le Nom de Hachem, il ne faut pas s'interrompre, même si le roi d'Israël salue, il ne doit pas lui répondre. Si l'on écrit dans un Sefer Torah deux Noms l'un après l'autre, il suffit de sanctifier une seule fois avant de les écrire, il n'est pas nécessaire de sanctifier chaque Nom séparément. Toutefois, il est bon et correct de renouveler la sanctification pour chaque Nom. Lorsqu'on écrit deux Noms l'un après l'autre, il est permis de s'interrompre entre les deux, et lorsqu'on reprend pour écrire le second Nom, il faut à nouveau déclarer qu'on l'écrit pour la sainteté du Nom. Cependant, si l'on s'est interrompu au milieu de l'écriture du Nom de Hachem, a posteriori, le Sefer Torah n'est pas invalidé. Ainsi, si l'on a dû s'interrompre au milieu de l'écriture du Nom de Hachem, puis qu'on a repris l'écriture et sanctifié le Nom comme d'habitude, le Sefer Torah reste valable.
Réponse
Il faut être très rigoureux concernant les lettres manquantes ou en trop, car si une lettre est omise ou ajoutée, les tefiline sont invalides. Ceux qui portent de tels tefiline récitent chaque jour une berakha en vain et se trouvent chaque jour sans accomplir la mitsva des tefiline, ce qui entraîne une grande responsabilité pour le scribe. C'est pourquoi toute personne qui s'occupe de l'écriture ou de la correction des tefiline doit être extrêmement pieuse et craindre la parole de Hachem.
Réponse
Un Sefer Torah dans lequel il est écrit « veyihyou kol yemei Noa'h » est valable, car il existe une tradition ancienne d'écrire ainsi. Les deux versions sont considérées comme paroles du Dieu vivant.

