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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Mariage et Chiddoukhim

Lois des sept bénédictions durant les sept jours de fête

Peut-on réciter la berakha Asher Bara si l'un des trois participants au repas est un mineur qui sait à qui l'on adresse la berakha ?
Un mineur très érudit et respecté permet-il de réciter la berakha Asher Bara lors d'un repas de cheva berakhot ?
Réponse

Si l'un des trois participants au repas est un mineur, même s'il peut être compté pour le zimoun, on ne récite pas la berakha Asher Bara grâce à sa présence, même s'il est très érudit et respecté.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 20)
Quelle est la formulation habituelle de la berakha Asher Bara concernant les villes de Yehouda et Jérusalem ?
Est-il permis de dire "Mearei Yehouda oume'houtsot Yerouchalayim" dans la berakha Asher Bara, et sur qui s'appuie cette coutume ?
Réponse

Dans le texte de la berakha Asher Bara, la coutume est de dire selon la formulation du verset : "Od yishama bearei Yehouda ouve'houtsot Yerouchalayim kol sason vekol simha kol hatan vekol kala". Cependant, certains sont pointilleux et disent : "Mearei Yehouda oume'houtsot Yerouchalayim". C'est également la coutume des Juifs originaires du Yémen, et ceux qui agissent ainsi ont sur quoi s'appuyer.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 21)
Peut-on réciter les sept berakhot dans la maison des parents du hatan pendant les sept jours de festin ?
La maison des parents du hatan est-elle considérée comme la maison du hatan pour la récitation des cheva berakhot ?
Quelles berakhot récite-t-on dans la maison des parents du hatan lors d'un repas des sept jours de festin ?
Réponse

La maison des parents du hatan n’est pas considérée comme la maison du hatan, car dès le jour du mariage, la maison de ses parents devient pour lui une résidence temporaire, et sa résidence principale est là où il habite. Par conséquent, si l’on organise un repas dans la maison des parents du hatan pendant les sept jours de festin, on n’y récite pas les sept berakhot, même s’il y a deux panim hadachot et dix personnes. On ne récitera que Hagafen et Asher Bara.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 22)
Faut-il organiser un grand repas pour les panim hadashot lors de la récitation des sept berakhot dans la maison du hatan ?
Les panim hadashot doivent-ils être des personnes importantes ou spécialement invitées pour le repas des cheva berakhot ?
Des invités arrivés par hasard peuvent-ils être considérés comme panim hadashot pour la récitation des sept berakhot ?
Réponse

Un Ashkénaze qui participe à un repas de hatan et kala séfarades, en dehors de la maison du hatan, il est préférable qu'il ne récite pas toutes les sept berakhot. Bien que la coutume ashkénaze soit de réciter toutes les sept berakhot même en dehors de la maison du hatan, dès lors que le hatan est séfarade, il convient de suivre la coutume du hatan. Toutefois, si quelqu'un les récite, on ne l'en empêche pas, surtout si l'Ashkénaze qui récite les berakhot est l'un des enseignants du hatan à la yeshiva. Si l'on a tout de même récité les sept berakhot en dehors de la maison du hatan, on répond Amen après ces berakhot, car il y a ici un double doute qui permet de répondre Amen, mais pas de réciter soi-même les berakhot.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 23)
Un Ashkénaze peut-il réciter toutes les sept berakhot lors d'un repas de cheva berakhot séfarade en dehors de la maison du hatan ?
Quelle attitude adopter si un Ashkénaze récite tout de même les sept berakhot lors d'un repas séfarade en dehors de la maison du hatan ?
Peut-on répondre Amen aux sept berakhot récitées en dehors de la maison du hatan lors d'un repas séfarade ?
Réponse

Lorsque l'on récite les sept berakhot dans la maison du hatan, à condition qu'il y ait dix adultes et deux panim hadashot, il n'est pas nécessaire d'organiser un grand repas spécialement pour les panim hadashot. Il n'est pas non plus requis que ces personnes soient particulièrement importantes ou qu'elles aient été invitées spécialement pour le repas ; même des invités arrivés par hasard sont considérés comme panim hadashot.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 24)
Peut-on réciter les cheva berakhot si les seules panim hadachot présentes sont un enfant de moins de treize ans et un adulte n'ayant pas assisté au mariage ?
Les femmes peuvent-elles être considérées comme panim hadachot pour permettre la récitation des cheva berakhot ?
Réponse

Lorsqu'on organise un repas pendant les sept jours de la houpa dans la maison du hatan, et qu'il y a un enfant de moins de treize ans et un jour, qui constitue des panim hadachot n'ayant pas assisté au mariage, ainsi qu'un adulte qui est également panim hadachot, malgré cela, il ne faut pas réciter les "cheva berakhot". De même, les femmes ne sont pas considérées comme panim hadachot, car elles ne sont pas incluses dans le compte des dix personnes nécessaires.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 25)
Faut-il réciter les cheva berakhot pour des convives qui n'ont pas entendu les bénédictions du mariage sous la houpa ?
Des personnes qui étaient présentes à la houpa mais n'ont pas encore mangé sont-elles considérées comme panim hadachot pour la récitation des cheva berakhot ?
Si des personnes ont mangé au premier repas du mariage mais n'étaient pas présentes à la houpa, doit-on réciter les cheva berakhot pour elles ?
Réponse

Si les personnes qui participent au repas n'ont pas entendu les bénédictions du mariage sous la houpa, on récite pour elles les cheva berakhot après le birkat hamazon, comme on le fait au moment du mariage. Certains estiment que même si elles étaient présentes à la houpa et ont entendu les bénédictions, si elles n'ont pas encore mangé là-bas jusqu'à présent, elles sont considérées comme panim hadachot et on récite pour elles les cheva berakhot après le birkat hamazon. Tel est également l'usage répandu. De même, même si elles ont mangé lors du premier repas du mariage, si elles n'étaient pas présentes à la houpa et n'ont pas entendu les bénédictions, on récite pour elles les cheva berakhot, car elles sont considérées comme panim hadachot.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 26)
Le jour de Pourim est-il considéré comme panim hadachot pour la récitation des cheva berakhot ?
Réponse

Le jour de Pourim n'est pas considéré comme panim hadachot.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 27)
Le Chabbat est-il considéré comme panim hadachot pour permettre la récitation des cheva berakhot dans la maison du hatan ?
Peut-on réciter les cheva berakhot lors du troisième repas de Chabbat sans la présence de deux panim hadachot ?
Réponse

Le Chabbat est considéré comme panim hadachot, c'est pourquoi on récite les cheva berakhot dans la maison du hatan même s'il n'y a pas de panim hadachot, à condition qu'il y ait dix adultes. Cependant, lors du troisième repas, on ne récite pas les cheva berakhot, même dans la maison du hatan, sauf s'il y a deux panim hadachot.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 28)
Si le repas principal du jour de mariage a lieu lors du troisième repas après la minha, peut-on réciter les cheva berakhot sans panim hadachot dans la maison du hatan ?
Réponse

Même si l'on a mangé du pain le matin lors d'un repas léger, et que le repas principal du jour est organisé lors du troisième repas après la minha, on ne récite les cheva berakhot que s'il y a des panim hadachot.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 29)
Peut-on réciter les cheva berakhot lors d'un repas composé de poissons, viande et plats variés dans la maison du hatan, après avoir consommé des douceurs et gâteaux le matin ?
Réponse

Si l'on consomme le matin des douceurs et des gâteaux après le kiddouch, puis que l'on organise ensuite un repas composé de poissons, de viande et de divers plats dans la maison du hatan, on récite les cheva berakhot lorsqu'il y a dix personnes présentes.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 30)
Que faire si le troisième repas de Chabbat avec le hatan se prolonge après la sortie de Chabbat pendant les sept jours de festin ?
Qui doit boire la majorité de la coupe lors des sept berakhot après Chabbat ?
Est-il permis de réciter la berakha de Asher bara seule et de boire la majorité de la coupe après la tombée de la nuit à la sortie de Chabbat ?
Réponse

Si l’on a pris le troisième repas de Chabbat en compagnie du hatan, et que le repas s’est prolongé jusqu’à la sortie de Chabbat, pendant les sept jours de festin suivant la houppa, on récite les sept berakhot sur une coupe de vin, à condition que le repas ait lieu dans la maison du hatan et qu’il y ait des panim hadachot. Celui qui a récité la berakha de Bore peri hagefen doit goûter et boire la majorité de la coupe. Tous les convives qui ont eu l’intention de s’acquitter de la berakha de hagefen peuvent également goûter à la coupe. De même, si l’on ne récite que la berakha de Asher bara, par exemple lorsqu’il n’y a pas de panim hadachot, ou lors d’un repas qui n’a pas lieu dans la maison du hatan, on récitera aussi Bore peri hagefen et l’on boira la majorité de la coupe, même après la tombée de la nuit à la sortie de Chabbat.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 31)
Faut-il que la kala soit présente lors de la récitation des sept berakhot après le repas ?
Est-il permis de réciter les sept berakhot si la kala a quitté la pièce après avoir mangé ?
Quelle est la meilleure manière de faire entendre les berakhot à la kala lors du repas des sept berakhot ?
Réponse

Il est d’usage que le hatan prenne son repas dans une pièce avec les hommes lors du repas des sept berakhot, et la kala dans une autre pièce. Lorsque vient le moment du birkat hamazon pour réciter la bénédiction des mariés, on fait venir la kala auprès du hatan jusqu’à la fin des bénédictions, afin de les réciter en présence du hatan et de la kala, et pour que la kala entende les bénédictions et goûte au vin. Toutefois, cela n’est pas indispensable ; ainsi, si le hatan et la kala ont mangé et que la kala a dû partir après le repas, on récite tout de même les cheva berakhot.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 32)
Que faire si, pendant la récitation des sept berakhot, une partie du minyan quitte la pièce ?
Est-il possible de continuer les sept berakhot s’il reste la majorité du minyan, le hatan et les panim hadachot ?
Réponse

Si l’on a commencé à réciter les sept berakhot et qu’une partie des dix personnes présentes quitte la pièce, tant qu’il reste la majorité, dont le hatan et les panim hadachot, on poursuit la récitation des autres berakhot.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 33)
Est-il d’usage que le hatan prononce des paroles de Torah pendant le repas des sept berakhot ?
Peut-on adresser des paroles de morale ou d’exhortation au hatan et à la kala après la houppa ?
Est-il permis de manifester de la tristesse ou de pleurer le jour du mariage après la houppa ?
Réponse

Il est d’usage lors du repas des sept berakhot que le hatan prononce des paroles de Torah au milieu du repas, afin que l’on sache qu’il n’y a pas lieu de craindre ce que disent les Sages : « Celui qui marie sa fille à un ignorant, c’est comme s’il la liait et la déposait devant un lion. » Dans la plupart des endroits, on ne doit pas empêcher le hatan de parler, ni l’interrompre, et il ne faut pas réprimander ceux qui agissent ainsi. Certains ont l’habitude de prononcer des paroles de morale et d’exhortation devant le hatan et la kala le jour de leur mariage, jusqu’à ce que l’on pleure d’amertume, mais tout cela doit se faire avant la houppa, afin qu’ils reviennent sur leurs actes le jour de leur mariage. Après la houppa, il ne faut pas adresser de paroles d’exhortation au hatan et à la kala, et il est interdit de manifester de la tristesse ou de pleurer le jour du mariage, car ce jour est saint.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 34)
Les convives d’un hatan sont-ils tenus de manger dans la soukka si cela n’est pas confortable ?
Est-on dispensé de la soukka lors d’un repas de réjouissance de mariage si l’on ne peut pas s’y installer convenablement ?
Réponse

Si un hatan a invité ses convives à manger et à se réjouir, et qu’il est impossible de s’asseoir dans la soukka de façon confortable, ils sont dispensés de la mitsva de soukka.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 35)
Mariage et Chiddoukhim

Conduite du marié pendant les sept jours de fête

Un marié peut-il quitter son domicile pour voyager à l'étranger durant la première année de mariage ?
Quelles sont les conditions pour qu'un marié puisse s'absenter à l'étranger pendant la première année de mariage ?
Réponse

Un marié durant sa première année de mariage n'a pas le droit de s'absenter de son domicile pour voyager à l'étranger. S'il existe un besoin impérieux, il devra demander la permission à son épouse et revenir dès que possible.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 1)
Est-il permis à un marié de se déplacer dans une autre ville pour son travail pendant les sept jours de la houpa ?
Le marié doit-il obtenir l'accord de son épouse pour voyager pour son travail durant les sept jours de la houpa ?
Réponse

Il est permis au marié de se rendre dans une autre ville pour des raisons professionnelles pendant les sept jours de la houpa, à condition d'obtenir l'accord de son épouse.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 2)
Le marié doit-il limiter son étude approfondie de la Torah pendant les sept jours de festin ?
Le marié est-il dispensé de l'étude de la Torah pendant les sept jours de festin ?
Réponse

Il n'est pas approprié pour un marié de s'investir profondément dans l'étude pendant les sept jours de festin, afin qu'il soit disponible pour réjouir son épouse. Cependant, le marié reste tenu à l'étude de la Torah durant toute cette période et doit s'occuper de paroles de Torah.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 3)
Le marié doit-il jeûner lors des quatre jeûnes publics pendant les sept jours de festin ?
Le marié peut-il jeûner lors d'un jeûne reporté au dimanche pendant ses sept jours de festin ?
Le marié peut-il jeûner pour un jeûne individuel, comme l'anniversaire du décès d'un parent, pendant les sept jours de la houpa ?
Réponse

Le marié durant ses sept jours de festin doit jeûner lors des quatre jeûnes publics et ne doit pas se séparer de la communauté, à l'exception du jeûne d'Esther. Toutefois, si un jeûne public tombe un Chabbat et est reporté au dimanche, le marié n'est pas tenu de jeûner jusqu'à la sortie des étoiles, même pour le 9 Av, mais il pourra manger après la mi-journée, car c'est pour lui un jour de fête. Si le marié souhaite être strict et jeûner lors d'un jeûne reporté, il n'en a pas le droit. À plus forte raison, il ne doit pas jeûner un jeûne individuel durant les sept jours de la houpa, même s'il avait l'habitude de jeûner à la date anniversaire du décès de son père ou de sa mère, et que cette date tombe pendant les sept jours de festin, il ne doit pas jeûner, et il n'est même pas nécessaire de procéder à une annulation de vœu.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 4)