Questions pratiques
Personnes tenues d’allumer les bougies
Réponse
Une femme qui a oublié d'allumer les bougies de Chabbat, et dont le mari n'a pas non plus allumé, certains estiment qu'à partir de maintenant elle doit ajouter chaque veille de Chabbat une bougie de plus que ce qu'elle avait l'habitude d'allumer. D'autres sont indulgents, du moins pour une femme pauvre, et considèrent qu'il suffit d'ajouter un peu d'huile ou de prendre des bougies de cire un peu plus grandes. De même, une femme qui avait l'habitude d'allumer deux ou sept bougies et en a diminué d'une, certains disent qu'elle doit désormais en allumer une de plus. Quoi qu'il en soit, de nos jours où la lumière électrique est allumée dans la maison, il n'est pas nécessaire d'appliquer cette sanction. Ainsi, même si elle a oublié une fois d'allumer les bougies et que la lumière électrique était allumée, elle allumera le Chabbat suivant le même nombre de bougies qu'à son habitude.
Réponse
Une femme qui, par négligence, n'a pas allumé les bougies de Chabbat pendant longtemps et qui a ensuite fait techouva et commencé à observer la Torah et les mitsvot, n'a pas besoin d'ajouter une bougie supplémentaire, même si après son mariage elle avait l'habitude d'allumer deux bougies. Elle peut continuer à allumer deux bougies, surtout à notre époque où l'on utilise la lumière électrique.
Réponse
Une femme qui a oublié d’allumer la veilleuse la veille de Yom Tov n’est pas sanctionnée en devant allumer, à partir de maintenant, une veilleuse supplémentaire en plus de ce qu’elle avait l’habitude d’allumer auparavant. Ceci est d’autant plus vrai lorsque la lumière électrique était allumée, car même pour Chabbat, on ne la sanctionne pas dans ce cas.
Réponse
Il n’est pas nécessaire d’allumer les veilleuses de Chabbat à la synagogue, car de nos jours, où il n’y a pas d’invités qui prennent leur repas à la synagogue le Chabbat, les Sages n’ont pas institué d’y allumer les veilleuses de Chabbat. Dans certains endroits, on a l’habitude d’allumer une veilleuse de Chabbat à la synagogue, mais il ne faut pas réciter de berakha sur cet allumage, car il ne s’agit pas d’une institution des Sages, mais simplement pour accomplir le verset « honorez Hachem avec des lumières ». Il n’est pas nécessaire d’être rigoureux sur l’endroit où on les allume : on peut les allumer à un endroit, puis les déplacer avant Chabbat à un autre endroit.
Réponse
Dans les communautés où l’on a l’habitude que le shamash de la synagogue allume les veilleuses de Chabbat sans berakha avant l’entrée de Chabbat, puis qu’environ une demi-heure plus tard, le hazan vienne réciter la berakha avec la formule complète sur l’allumage des veilleuses, il convient d’annuler cette coutume, car elle n’a aucun fondement dans la halakha et a été instaurée par des personnes ignorantes des lois.
Réponse
Certains ont l’habitude de mettre dans les veilleuses de Chabbat de la synagogue une quantité d’huile suffisante pour qu’elles restent allumées jusqu’au jour de Chabbat au soir. On agit de même pour Yom Tov. On fait cela par respect pour la synagogue, conformément au verset « honorez Hachem avec des lumières », et il n’y a pas à craindre ici la transgression de bal tach’hit.
Bénédiction sur l’allumage des bougies
Réponse
Il faut réciter une berakha lors de l’allumage des bougies la veille de Chabbat, en disant : « Achèr kidéchanou bemitsvotav vetsivanou lehadlik ner shel Chabbat ». La veille de Yom Tov, on dit : « lehadlik ner shel Yom Tov », que ce soit pour la nuit de Roch Hachana, la nuit de Soukot, la nuit de Simhat Torah, la nuit de Pessa’h, la nuit du septième jour de Pessa’h ou la nuit de Chavouot. La veille de Yom Kippour, on dit : « lehadlik ner shel Yom Hakipourim ».
Réponse
La berakha doit être récitée avant l’allumage des bougies, car même selon ceux qui disent que l’acceptation de Chabbat dépend de l’allumage des bougies, la femme n’accepte pas Chabbat par la berakha, mais seulement après avoir terminé d’allumer toutes les bougies qu’elle souhaite allumer en l’honneur de Chabbat. Ainsi, la règle de l’allumage des bougies la veille de Chabbat est comme pour toutes les autres mitsvot, pour lesquelles on récite la berakha avant de les accomplir, c’est-à-dire avant l’acte lui-même, comme il est enseigné dans Pessa’him. C’est aussi ce qu’a tranché le Rambam, qui écrit qu’il faut obligatoirement réciter la berakha avant l’allumage : « Béni sois-Tu… qui nous as ordonné d’allumer la bougie de Chabbat. » De même, le Raavia, le Mordekhi, l’Or Zaroua, le Sefer Hapardes, le Sefer Habatim et le Shibolei Haleket l’ont écrit. Et selon le Rambam, si l’on récite la berakha après l’allumage, la berakha est lévatala (vaine). Les Aharonim ont également tranché ainsi. Par conséquent, une femme qui récite la berakha après l’allumage entre dans un doute de berakha lévatala selon Maran le Choulhan Aroukh. Même si les Ashkénazes suivent l’avis du Rama et récitent la berakha après l’allumage, la coutume des Séfarades, pour toutes leurs communautés, est de réciter la berakha avant l’allumage, selon l’avis des Guéonim, du Rambam et du Choulhan Aroukh, et il ne faut pas changer du minhag. Ce que l’on a vu dans certaines communautés où même des Séfarades ont suivi l’avis du Rama, ils l’ont fait sur instruction de rabbins ashkénazes, qui n’ont pas bien agi envers leur communauté en enseignant aux Séfarades d’aller contre l’avis de Maran le Choulhan Aroukh. Il faut donc être rigoureux et revenir à l’ancienne coutume des Séfarades de réciter la berakha avant l’allumage. Et, pour aller au-delà de l’obligation, il est correct qu’une femme fasse une condition une fois par an, stipulant qu’elle n’accepte pas Chabbat par la berakha de l’allumage des bougies. Il n’y a aucune différence dans tout cela entre homme et femme, mais pour un homme il n’est pas nécessaire de faire une condition. Car même selon le Baal Halakhot Guedolot, qui dit que l’acceptation de Chabbat dépend de l’allumage des bougies, l’acceptation de Chabbat ne dépend pas de la berakha, mais de la fin de l’allumage, quand l’honneur de Chabbat est manifeste. Il est une mitsva de faire connaître cette règle dans les cours de Torah, pour informer le public que telle est l’opinion de nos premiers décisionnaires, et il ne faut en rien changer de leurs paroles. Celui qui nous écoute résidera en sécurité.
Réponse
Même une femme qui avait l’habitude de réciter la berakha de l’allumage des bougies après l’allumage, selon ce que ses parents lui ont enseigné et selon la coutume familiale, doit annuler cette habitude et toujours réciter la berakha avant l’allumage, que ce soit pour Chabbat ou pour Yom Tov. Il ne faut pas tenir compte du fait qu’elle abandonne la coutume de ses parents.
Réponse
Une femme séfarade qui a allumé les bougies de Chabbat et a oublié de réciter la berakha avant l’allumage, comme il est requis par la halakha, ne doit pas réciter la berakha après l’allumage en posant ses mains devant son visage, car cela n’est pas considéré comme accomplir la berakha avant l’acte.
Réponse
Cependant, si elle se souvient qu’elle n’a pas récité la berakha avant d’avoir terminé d’allumer toutes les bougies qu’elle a l’habitude d’allumer chaque veille de Chabbat, elle peut réciter la berakha avant d’allumer la bougie restante. Mais si elle a déjà allumé toutes les bougies, elle ne doit plus réciter la berakha, car on ne récite pas la berakha après avoir accompli la mitsva.
Réponse
Il ne faut pas, a priori, ajouter dans la formule de la berakha de l’allumage des bougies les mots « lehadlik ner shel Chabbat Kodesh », car cela constitue une interruption entre la berakha et l’allumage. Il convient de réciter simplement « lehadlik ner shel Chabbat ». Toutefois, si l’on a conclu par « shel Chabbat Kodesh », a posteriori, cela n’est pas considéré comme une interruption.
Réponse
Si une femme a récité la berakha sur l’allumage des bougies, puis a parlé de sujets sans rapport avec l’allumage avant d’allumer la bougie, elle doit recommencer la berakha avant d’allumer. Mais si elle a parlé de sujets liés à l’allumage, par exemple si l’allumette s’est éteinte avant que la flamme ne prenne sur la mèche et qu’elle a demandé qu’on lui apporte une autre allumette, ou des cas similaires, a posteriori elle n’a pas besoin de recommencer la berakha sur l’allumage.
Réponse
Si une femme a allumé une bougie à gaz à l’entrée de Chabbat, sans aucune intention de s’acquitter ainsi de l’obligation de l’allumage des bougies de Chabbat, puis allume ensuite des bougies en l’honneur de Chabbat, elle est autorisée à réciter la berakha sur cet allumage avant d’allumer, car elle n’avait pas eu l’intention de s’acquitter de son obligation avec l’allumage de la bougie à gaz.
Réponse
Il est évident que si une servante a allumé la bougie en l’honneur de Chabbat, la femme ne doit pas réciter la berakha sur cet allumage. Même lorsqu’un Juif accomplit une mitsva par l’intermédiaire d’un envoyé, l’expéditeur ne peut pas réciter la berakha sur l’acte accompli par l’envoyé.
Réponse
Une jeune mariée qui allume les bougies chez elle pour la première fois ne récite pas la berakha de Chehecheyanu, car cela constituerait une berakha inutile. Toute mitsva qui n’a pas de moment fixe ne nécessite pas la berakha de Chehecheyanu.
Réponse
Lorsque Yom Tov tombe un Chabbat, il faut réciter la formule de la berakha : « allumer la bougie de Chabbat et de Yom Tov ». Si l’on a oublié et récité la formule habituelle « allumer la bougie de Chabbat » sans mentionner Yom Tov, il n’est pas nécessaire de recommencer la berakha.
Réponse
Il est évident qu’un Juif de la diaspora hébergé chez un habitant d’Israël lors d’un Chabbat qui coïncide avec le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora, et qui mange à sa table et est considéré comme membre du foyer, s’acquitte de l’allumage des bougies fait par le maître de maison, même si celui-ci ne mentionne que Chabbat dans la berakha et pas Yom Tov. Mais si on lui attribue une chambre séparée pour dormir, même s’il mange avec la famille, il allumera lui-même dans sa chambre et récitera la berakha « allumer la bougie de Chabbat et de Yom Tov ».
Réponse
Celui qui se trouve dans un endroit sale où il y a une mauvaise odeur et ne peut pas réciter la berakha sur l’allumage des bougies à cause de cette odeur, allumera les bougies sans berakha. Si, après avoir allumé, la mauvaise odeur disparaît, il ne récitera pas la berakha après l’allumage, même si c’est avant le coucher du soleil.
Moment de l’allumage des bougies
Réponse
Il ne faut pas allumer les bougies de Chabbat alors qu'il reste plus d'une heure et quart avant la sortie des étoiles, c'est-à-dire avant le temps du plag haminha. Même si l'on souhaite accepter le Chabbat à ce moment-là, cela n'est pas valable, car il n'est pas évident que l'allumage est fait en l'honneur du Chabbat, et il n'est pas possible d'accepter le Chabbat aussi tôt. A priori, il ne faut pas non plus allumer même après que le temps du plag haminha est arrivé. Toutefois, en cas de nécessité, si l'on souhaite allumer les bougies alors qu'il fait encore jour, après que le temps du plag haminha est arrivé, il est permis de le faire, à condition d'accepter le Chabbat immédiatement lors de l'allumage, car dans ce cas, il ne s'agit pas d'une anticipation excessive.

