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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Mila (circoncision)

Mila pendant les fêtes et les jeûnes

Une personne en deuil depuis moins de trente jours peut-elle se couper les cheveux pour la mila de son fils ?
Le mohel ou le sandak en deuil depuis moins de trente jours peuvent-ils se couper les cheveux pour la mila ?
Réponse

Une personne qui se trouve dans les trente jours de son deuil, et à qui un fils est né, doit s'abstenir de se couper les cheveux en l'honneur de la mila. Il en va de même pour le mohel et le sandak.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Mila pendant les fêtes et les jeûnes, Halakha 13)
Lois de Mila (circoncision)

Lois de la mila – circoncision du converti et du non-juif

Est-il permis d'endormir un ger avant la mila pour éviter la douleur ?
Peut-on anesthésier uniquement l'organe lors de la mila d'un adulte ?
Est-il permis d'endormir un Juif adulte qui n'a pas été circoncis dans son enfance avant la mila ?
Réponse

Il est permis d'endormir un ger avant la mila à l'aide d'un médicament, afin qu'il ne ressente pas la douleur de la circoncision. De même, un Juif qui n'a pas été circoncis pour une raison quelconque durant son enfance, et que l'on circoncit à l'âge adulte, il est permis de l'endormir avant la mila. A plus forte raison, il est permis d'anesthésier uniquement l'organe concerné, contrairement à l'avis de certains aharonim qui ont été stricts à ce sujet. Il a d'ailleurs été pratiqué ainsi en se fondant sur la permission.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 1)
Peut-on convertir un ger par immersion seule si ses frères sont morts à cause de la mila ?
Est-il permis de convertir un ger malade sans qu'il ait subi la mila ?
Réponse

Si un ger a perdu ses frères à cause de la mila, ou s'il souffre d'une maladie qui empêche pour l'instant la circoncision, il ne faut pas le convertir uniquement par l'immersion sans la mila.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 2)
Est-il permis de circoncire un non-Juif selon la halakha juive ?
Peut-on circoncire un non-Juif gratuitement ?
Dans quels cas la circoncision d'un non-Juif est-elle interdite selon les hahamim ?
Réponse

Selon la règle principale, il est permis de circoncire des non-Juifs, qu'ils soient arabes ou chrétiens, en pratiquant la mila et la pria conformément à la loi juive, même gratuitement. Les hahamim n'ont interdit de circoncire les non-Juifs que lorsque c'est pour des raisons médicales, et même dans ce cas, cela est permis contre rémunération ou pour éviter l'hostilité. Celui qui se montre strict pour tenir compte de l'avis de ceux qui interdisent sera béni.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 3)
Est-il permis de circoncire le fils d'une non-Juive sans l'accord de la mère ?
Faut-il circoncire le fils d'une non-Juive le huitième jour ?
Peut-on réciter les bénédictions de la mila pour le fils d'une non-Juive sans l'accord de la mère ?
Réponse

Lorsqu'un Juif a un fils d'une non-Juive et souhaite le circoncire, dans de nombreux endroits on ne le fait pas du tout, par crainte que cela favorise l'assimilation. Toutefois, selon la halakha, il est possible de le circoncire même sans l'accord de la mère, car il ne s'agit pas d'une mila en vue d'une conversion, mais d'une circoncision comme celle des non-Juifs. Il n'est pas nécessaire d'attendre qu'il grandisse et se convertisse pour le circoncire. Par conséquent, il n'est pas obligatoire de le circoncire le huitième jour, même quand le huitième jour tombe en semaine. Il est évident qu'il est interdit de le circoncire le Chabbat. De même, on ne récite pas la bénédiction "lemol et hager", et a fortiori pas "al hamila", tant que cela n'est pas fait avec l'accord de la mère, car sa naissance est comme elle, et alors sa mila est considérée comme celle d'un ger. Cependant, le bet din peut ne pas accepter de convertir ces enfants s'il y a un risque qu'ils profanent le Chabbat, consomment des aliments interdits en grandissant et suivent la religion de leur mère, car ils sont une source de déviance, car leur mère s'est prostituée et leur conception est honteuse. C'est pourquoi il ne faut pas les accepter dans ces conditions. De toute façon, dans de nombreux endroits, on refuse de circoncire un tel enfant afin de renforcer la barrière contre l'assimilation, comme cela a été expliqué plus haut.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 4)
Est-il permis de circoncire un enfant karaïte si ses parents suivent les coutumes juives traditionnelles ?
Faut-il circoncire un enfant karaïte le huitième jour même si cela tombe Chabbat ?
Doit-on faire une annonce particulière lors de la mila d'un enfant karaïte ?
Réponse

Il est permis de circoncire un enfant issu de la communauté des Karaïtes si ses parents suivent la plupart de nos coutumes, en particulier concernant les fêtes, qu'ils jeûnent à Yom Kippour selon notre calendrier et qu'ils célèbrent Pessah aux mêmes dates que nous, ou des pratiques similaires. Dans ce cas, il est même une mitsva de circoncire leurs enfants le huitième jour, même si cela tombe Chabbat. Il ne faut rien divulguer de particulier sur l'enfant lors de la mila, mais le circoncire comme tout autre enfant juif valide, avec toutes les bénédictions habituelles selon notre coutume.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 5)
Que doit faire un baal techouva qui doute que sa mila ait été faite correctement ?
Faut-il refaire la hatafat dam brit si la mila a été faite par un médecin qui profane le Chabbat ?
Réponse

Un baal techouva dont les parents ne respectaient pas la Torah et les mitsvot, et qui craint que sa mila n'ait pas été faite selon la halakha et qu'il faille faire une "hatafat dam brit", s'il craint qu'il reste une partie du prépuce, cela peut être vérifié par un mohel expert. S'il craint que la mila ait été faite par un médecin qui profane le Chabbat, il n'est pas nécessaire de refaire la "hatafat dam brit".

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 6)
Est-il permis de confier la mila à une personne qui transgresse le Chabbat publiquement ?
Que faire si une personne qui transgresse le Chabbat publiquement a déjà pratiqué la mila ?
Réponse

Il ne faut pas confier la mila à une personne qui transgresse le Chabbat publiquement. Cependant, si, a posteriori, une telle personne a pratiqué la mila, il n'est pas nécessaire de faire couler à nouveau une goutte de sang de l'alliance, comme cela a été expliqué.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 7)
Lois de Mila (circoncision)

Pour quelles maladies on repousse la mila

Faut-il attendre un délai particulier avant de faire la mila à un nourrisson qui a guéri d'une maladie dangereuse ?
La règle d'attendre sept jours après la guérison avant de faire la mila s'applique-t-elle aussi à un adulte qui doit être circoncis ?
Réponse

Lorsqu'un nourrisson dont la mila a été repoussée en raison d'une maladie présentant un danger, il ne faut pas procéder à la mila dès qu'il guérit. Il convient d'attendre sept jours après sa guérison, puis on effectue la mila. Cette règle s'applique aussi bien à un nourrisson qu'à un adulte qui doit être circoncis.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 1)
Dans quels cas faut-il attendre sept jours après la fin du traitement avant de pratiquer la mila sur un nourrisson malade ?
Si un nourrisson a eu une infection des voies urinaires et continue à recevoir des antibiotiques après sa guérison, à partir de quand compte-t-on les sept jours d'attente pour la mila ?
Faut-il attendre la fin du traitement antibiotique pour pratiquer la mila chez un nourrisson guéri d'une infection urinaire ?
Réponse

La règle selon laquelle il faut attendre sept jours après la fin du traitement concerne uniquement une maladie qui touche tout le corps. Par exemple, si le nourrisson souffrait d'une anémie nécessitant un traitement, ou avait de la fièvre d'environ trente-huit degrés, ou présentait une jaunisse physiologique et a subi un échange sanguin, dans tous ces cas, il faut attendre sept jours complets à partir de la fin du traitement. En revanche, si le nourrisson était malade des voies urinaires, a reçu des antibiotiques et a guéri après deux jours, même s'il continue à recevoir des antibiotiques pendant deux semaines ou plus, on attend sept jours à partir du moment où il a guéri, et non à partir de la fin du traitement.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 2)
Faut-il attendre sept jours après la guérison d'un nourrisson ayant eu une forte jaunisse avant de pratiquer la mila ?
Que faire si un nourrisson guérit de la jaunisse un jeudi ou un vendredi, et que le huitième jour de sa naissance est déjà passé ?
Réponse

Lorsqu'un nourrisson dont la mila a été repoussée en raison d'une forte jaunisse guérit, il n'est pas nécessaire d'attendre sept jours complets après sa guérison ; on procède à la mila immédiatement après la guérison. En effet, la jaunisse étant fréquente chez de nombreux nourrissons, il n'est pas requis d'attendre sept jours après la guérison. Toutefois, si l'enfant guérit un jeudi ou un vendredi, et que le huitième jour depuis la naissance est déjà passé, il ne faut pas pratiquer la mila ces jours-là, mais la repousser au dimanche.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 3)
Peut-on pratiquer la mila immédiatement sur un nourrisson qui a une lésion à la lèvre et se nourrit au biberon ?
Faut-il attendre sept jours pour faire la mila à un enfant atteint d’une fente palatine si un dispositif lui permet de téter ?
Est-il permis de faire la mila à un bébé né avec une fracture à la jambe si le médecin l’autorise ?
Réponse

Si un enfant est malade dans l’un de ses membres, par exemple s’il a une lésion à la lèvre qui l’empêche de téter et qu’il se nourrit au biberon, ou s’il présente une fente palatine pour laquelle il existe un dispositif spécial permettant à l’enfant de téter jusqu’à ce qu’il soit opéré à l’âge d’un an, ou encore si l’enfant est né avec une fracture à la jambe et que le médecin affirme qu’il est possible de pratiquer la mila, on procède alors à la mila immédiatement, sans qu’il soit nécessaire d’attendre sept jours.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 4)
Que doit-on faire si un nourrisson a une jambe tordue nécessitant un plâtre immédiat, ce qui retarde la mila ?
Est-il permis de retarder la mila si le traitement médical d'un nourrisson ne peut pas attendre et risque d'aggraver sa santé ?
Réponse

Si un nourrisson naît avec une jambe tordue et qu'il est nécessaire de lui poser immédiatement un plâtre pour redresser sa jambe, ce qui retardera la mila jusqu'à l'ablation du plâtre, et qu'il n'est pas possible d'attendre pour poser le plâtre après la mila car chaque jour de retard complique la guérison de l'enfant, on retarde la mila jusqu'à la fin du traitement pour redresser la jambe.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 5)
Que faire si un nourrisson a une légère douleur aux yeux et que le médecin diagnostique une conjonctivite externe non infectieuse pour la mila ?
Faut-il attendre sept jours après la guérison d'une obstruction du canal lacrymal chez un nourrisson avant de pratiquer la mila ?
La mila peut-elle être réalisée immédiatement après la guérison d'une obstruction du canal lacrymal, qu'elle ait été résolue spontanément ou par chirurgie ?
Réponse

Si un nourrisson souffre d'une légère douleur aux yeux, c'est-à-dire que le médecin diagnostique une conjonctivite externe non infectieuse d'origine bactérienne, on procède à la mila dès qu'il est guéri. Il en va de même en cas d'obstruction du canal lacrymal, que celui-ci se soit ouvert spontanément ou après une intervention chirurgicale : une fois le nourrisson rétabli, il n'est pas nécessaire d'attendre sept jours, mais on effectue la mila immédiatement.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 6)
Est-il permis de faire couler le sang de l'alliance chez un nourrisson atteint de jaunisse importante et né déjà circoncis ?
Peut-on effectuer la pratique de faire couler le sang de l'alliance avant que le sang du nourrisson ne soit absorbé ou qu'il ne saigne naturellement ?
La pratique de faire couler le sang de l'alliance est-elle considérée comme plus problématique qu'une prise de sang chez un nourrisson atteint de jaunisse importante ?
Réponse

Un nourrisson présentant une jaunisse importante et qui est né déjà circoncis, il est permis de faire couler le sang de l'alliance, même avant que son sang ne soit absorbé ou avant qu'il ne saigne naturellement. En effet, de nos jours, on effectue de nombreux prélèvements sanguins quotidiens sur le nourrisson, et la pratique de faire couler le sang de l'alliance n'est pas considérée comme plus problématique qu'une prise de sang.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 7)
Que doit-on faire si deux fils d'une même femme sont décédés à la suite de la mila ?
Est-ce que la règle concernant la mila s'applique si les enfants sont de pères différents ?
Quand peut-on circoncire un troisième fils après que deux fils soient morts à cause de la mila ?
Réponse

Si l’on a circoncis le premier fils et qu’il est décédé à cause de la mila, puis que l’on a circoncis le second fils et que lui aussi est décédé à cause de la mila, il est alors établi que les fils de cette femme meurent à la suite de la mila. Cela s’applique que les enfants soient du même père ou de pères différents. Par conséquent, il ne faut pas circoncire le troisième fils ni les suivants, mais il faut attendre qu’il grandisse et que ses forces se renforcent avant de le circoncire.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 8)
Est-il envisageable de permettre la mila d'un nourrisson atteint d'un déficit de coagulation sanguine un jour de Chabbat, si une injection doit lui être administrée ce jour-là pour assurer la coagulation du sang ?
Réponse

Un nourrisson né un Chabbat, qui présente un déficit de coagulation sanguine, et pour lequel on prévient ce problème aujourd'hui par des injections, il y a matière à examiner la possibilité de permettre de pratiquer la mila le Chabbat, même s'il sera nécessaire de lui administrer une injection ce jour-là afin que le sang coagule.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 9)
Que doit-on faire si une femme a eu des jumeaux décédés à la suite de la mila, concernant la mila des enfants nés après eux ?
Est-il permis de pratiquer la mila sur des enfants nés après des jumeaux décédés suite à la mila, même si l'on pense que c'est à cause de leur faiblesse ?
Réponse

Lorsqu'une femme a donné naissance à des jumeaux et que les deux sont décédés à la suite de la mila, même s'il est possible de supposer que c'est en raison de leur faiblesse particulière par rapport à d'autres enfants, le doute subsiste. Il est donc interdit de pratiquer la mila sur les enfants nés après eux, car en cas de doute concernant un danger pour la vie, on adopte une attitude d'allègement et l'interdiction demeure.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 10)
Que doit-on faire concernant la mila du second jumeau si l'un des jumeaux décède avant huit jours et qu'il y a un doute sur le mois de naissance ?
Est-il permis de faire la mila à la date prévue pour un jumeau manifestement sain né au septième ou neuvième mois, même si l'autre jumeau est décédé ?
Réponse

Lorsque des jumeaux naissent et que l'un d'eux décède avant d'avoir atteint huit jours, il ne faut pas pratiquer la mila sur le second avant que trente jours ne se soient écoulés depuis la naissance, afin d'être certain qu'il n'est plus considéré comme un nefel (enfant dont la viabilité est douteuse). Cette règle s'applique dans le cas où il y a un doute si l'enfant est né au septième ou au huitième mois. En revanche, si la naissance a eu lieu de façon certaine au septième ou au neuvième mois, même si l'un des jumeaux est décédé, si l'enfant restant est manifestement en bonne santé et vigoureux, on procède à la mila à la date prévue.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 11)
Faut-il donner un prénom à un enfant dont la mila est repoussée pour pouvoir prier pour lui ?
Selon la Kabbala, est-il permis de nommer un enfant avant la mila ?
Comment désigne-t-on un bébé dont la mila est repoussée, selon ceux qui suivent la Kabbala ?
Réponse

Certains estiment que lorsqu'on repousse la mila, il ne faut pas retarder la nomination du prénom, et il faut donner un nom à l'enfant immédiatement afin de pouvoir prier pour lui. D'autres pensent, selon la Kabbala, qu'il ne faut pas donner de nom avant la mila, et qu'il convient de désigner l'enfant en disant "le bébé fils de Untel".

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 263 - Pour quelles maladies on repousse la mila, Halakha 12)