Questions pratiques
Mila pendant les fêtes et les jeûnes
Réponse
Une personne qui se trouve dans les trente jours de son deuil, et à qui un fils est né, doit s'abstenir de se couper les cheveux en l'honneur de la mila. Il en va de même pour le mohel et le sandak.
Lois de la mila – circoncision du converti et du non-juif
Réponse
Il est permis d'endormir un ger avant la mila à l'aide d'un médicament, afin qu'il ne ressente pas la douleur de la circoncision. De même, un Juif qui n'a pas été circoncis pour une raison quelconque durant son enfance, et que l'on circoncit à l'âge adulte, il est permis de l'endormir avant la mila. A plus forte raison, il est permis d'anesthésier uniquement l'organe concerné, contrairement à l'avis de certains aharonim qui ont été stricts à ce sujet. Il a d'ailleurs été pratiqué ainsi en se fondant sur la permission.
Réponse
Si un ger a perdu ses frères à cause de la mila, ou s'il souffre d'une maladie qui empêche pour l'instant la circoncision, il ne faut pas le convertir uniquement par l'immersion sans la mila.
Réponse
Selon la règle principale, il est permis de circoncire des non-Juifs, qu'ils soient arabes ou chrétiens, en pratiquant la mila et la pria conformément à la loi juive, même gratuitement. Les hahamim n'ont interdit de circoncire les non-Juifs que lorsque c'est pour des raisons médicales, et même dans ce cas, cela est permis contre rémunération ou pour éviter l'hostilité. Celui qui se montre strict pour tenir compte de l'avis de ceux qui interdisent sera béni.
Réponse
Lorsqu'un Juif a un fils d'une non-Juive et souhaite le circoncire, dans de nombreux endroits on ne le fait pas du tout, par crainte que cela favorise l'assimilation. Toutefois, selon la halakha, il est possible de le circoncire même sans l'accord de la mère, car il ne s'agit pas d'une mila en vue d'une conversion, mais d'une circoncision comme celle des non-Juifs. Il n'est pas nécessaire d'attendre qu'il grandisse et se convertisse pour le circoncire. Par conséquent, il n'est pas obligatoire de le circoncire le huitième jour, même quand le huitième jour tombe en semaine. Il est évident qu'il est interdit de le circoncire le Chabbat. De même, on ne récite pas la bénédiction "lemol et hager", et a fortiori pas "al hamila", tant que cela n'est pas fait avec l'accord de la mère, car sa naissance est comme elle, et alors sa mila est considérée comme celle d'un ger. Cependant, le bet din peut ne pas accepter de convertir ces enfants s'il y a un risque qu'ils profanent le Chabbat, consomment des aliments interdits en grandissant et suivent la religion de leur mère, car ils sont une source de déviance, car leur mère s'est prostituée et leur conception est honteuse. C'est pourquoi il ne faut pas les accepter dans ces conditions. De toute façon, dans de nombreux endroits, on refuse de circoncire un tel enfant afin de renforcer la barrière contre l'assimilation, comme cela a été expliqué plus haut.
Réponse
Il est permis de circoncire un enfant issu de la communauté des Karaïtes si ses parents suivent la plupart de nos coutumes, en particulier concernant les fêtes, qu'ils jeûnent à Yom Kippour selon notre calendrier et qu'ils célèbrent Pessah aux mêmes dates que nous, ou des pratiques similaires. Dans ce cas, il est même une mitsva de circoncire leurs enfants le huitième jour, même si cela tombe Chabbat. Il ne faut rien divulguer de particulier sur l'enfant lors de la mila, mais le circoncire comme tout autre enfant juif valide, avec toutes les bénédictions habituelles selon notre coutume.
Réponse
Un baal techouva dont les parents ne respectaient pas la Torah et les mitsvot, et qui craint que sa mila n'ait pas été faite selon la halakha et qu'il faille faire une "hatafat dam brit", s'il craint qu'il reste une partie du prépuce, cela peut être vérifié par un mohel expert. S'il craint que la mila ait été faite par un médecin qui profane le Chabbat, il n'est pas nécessaire de refaire la "hatafat dam brit".
Réponse
Il ne faut pas confier la mila à une personne qui transgresse le Chabbat publiquement. Cependant, si, a posteriori, une telle personne a pratiqué la mila, il n'est pas nécessaire de faire couler à nouveau une goutte de sang de l'alliance, comme cela a été expliqué.
Pour quelles maladies on repousse la mila
Réponse
Lorsqu'un nourrisson dont la mila a été repoussée en raison d'une maladie présentant un danger, il ne faut pas procéder à la mila dès qu'il guérit. Il convient d'attendre sept jours après sa guérison, puis on effectue la mila. Cette règle s'applique aussi bien à un nourrisson qu'à un adulte qui doit être circoncis.
Réponse
La règle selon laquelle il faut attendre sept jours après la fin du traitement concerne uniquement une maladie qui touche tout le corps. Par exemple, si le nourrisson souffrait d'une anémie nécessitant un traitement, ou avait de la fièvre d'environ trente-huit degrés, ou présentait une jaunisse physiologique et a subi un échange sanguin, dans tous ces cas, il faut attendre sept jours complets à partir de la fin du traitement. En revanche, si le nourrisson était malade des voies urinaires, a reçu des antibiotiques et a guéri après deux jours, même s'il continue à recevoir des antibiotiques pendant deux semaines ou plus, on attend sept jours à partir du moment où il a guéri, et non à partir de la fin du traitement.
Réponse
Lorsqu'un nourrisson dont la mila a été repoussée en raison d'une forte jaunisse guérit, il n'est pas nécessaire d'attendre sept jours complets après sa guérison ; on procède à la mila immédiatement après la guérison. En effet, la jaunisse étant fréquente chez de nombreux nourrissons, il n'est pas requis d'attendre sept jours après la guérison. Toutefois, si l'enfant guérit un jeudi ou un vendredi, et que le huitième jour depuis la naissance est déjà passé, il ne faut pas pratiquer la mila ces jours-là, mais la repousser au dimanche.
Réponse
Si un enfant est malade dans l’un de ses membres, par exemple s’il a une lésion à la lèvre qui l’empêche de téter et qu’il se nourrit au biberon, ou s’il présente une fente palatine pour laquelle il existe un dispositif spécial permettant à l’enfant de téter jusqu’à ce qu’il soit opéré à l’âge d’un an, ou encore si l’enfant est né avec une fracture à la jambe et que le médecin affirme qu’il est possible de pratiquer la mila, on procède alors à la mila immédiatement, sans qu’il soit nécessaire d’attendre sept jours.
Réponse
Si un nourrisson naît avec une jambe tordue et qu'il est nécessaire de lui poser immédiatement un plâtre pour redresser sa jambe, ce qui retardera la mila jusqu'à l'ablation du plâtre, et qu'il n'est pas possible d'attendre pour poser le plâtre après la mila car chaque jour de retard complique la guérison de l'enfant, on retarde la mila jusqu'à la fin du traitement pour redresser la jambe.
Réponse
Si un nourrisson souffre d'une légère douleur aux yeux, c'est-à-dire que le médecin diagnostique une conjonctivite externe non infectieuse d'origine bactérienne, on procède à la mila dès qu'il est guéri. Il en va de même en cas d'obstruction du canal lacrymal, que celui-ci se soit ouvert spontanément ou après une intervention chirurgicale : une fois le nourrisson rétabli, il n'est pas nécessaire d'attendre sept jours, mais on effectue la mila immédiatement.
Réponse
Un nourrisson présentant une jaunisse importante et qui est né déjà circoncis, il est permis de faire couler le sang de l'alliance, même avant que son sang ne soit absorbé ou avant qu'il ne saigne naturellement. En effet, de nos jours, on effectue de nombreux prélèvements sanguins quotidiens sur le nourrisson, et la pratique de faire couler le sang de l'alliance n'est pas considérée comme plus problématique qu'une prise de sang.
Réponse
Si l’on a circoncis le premier fils et qu’il est décédé à cause de la mila, puis que l’on a circoncis le second fils et que lui aussi est décédé à cause de la mila, il est alors établi que les fils de cette femme meurent à la suite de la mila. Cela s’applique que les enfants soient du même père ou de pères différents. Par conséquent, il ne faut pas circoncire le troisième fils ni les suivants, mais il faut attendre qu’il grandisse et que ses forces se renforcent avant de le circoncire.
Réponse
Un nourrisson né un Chabbat, qui présente un déficit de coagulation sanguine, et pour lequel on prévient ce problème aujourd'hui par des injections, il y a matière à examiner la possibilité de permettre de pratiquer la mila le Chabbat, même s'il sera nécessaire de lui administrer une injection ce jour-là afin que le sang coagule.
Réponse
Lorsqu'une femme a donné naissance à des jumeaux et que les deux sont décédés à la suite de la mila, même s'il est possible de supposer que c'est en raison de leur faiblesse particulière par rapport à d'autres enfants, le doute subsiste. Il est donc interdit de pratiquer la mila sur les enfants nés après eux, car en cas de doute concernant un danger pour la vie, on adopte une attitude d'allègement et l'interdiction demeure.
Réponse
Lorsque des jumeaux naissent et que l'un d'eux décède avant d'avoir atteint huit jours, il ne faut pas pratiquer la mila sur le second avant que trente jours ne se soient écoulés depuis la naissance, afin d'être certain qu'il n'est plus considéré comme un nefel (enfant dont la viabilité est douteuse). Cette règle s'applique dans le cas où il y a un doute si l'enfant est né au septième ou au huitième mois. En revanche, si la naissance a eu lieu de façon certaine au septième ou au neuvième mois, même si l'un des jumeaux est décédé, si l'enfant restant est manifestement en bonne santé et vigoureux, on procède à la mila à la date prévue.
Réponse
Certains estiment que lorsqu'on repousse la mila, il ne faut pas retarder la nomination du prénom, et il faut donner un nom à l'enfant immédiatement afin de pouvoir prier pour lui. D'autres pensent, selon la Kabbala, qu'il ne faut pas donner de nom avant la mila, et qu'il convient de désigner l'enfant en disant "le bébé fils de Untel".

