Questions pratiques
Lois des aliments consommés pendant le repas
Réponse
Lors des mariages, il est courant que les convives quittent la table à la fin du repas pour participer à la réjouissance du hatan et de la kala, pendant que les serveurs débarrassent les tables. Cela est considéré comme un véritable retrait de la table. Si l'on continue ensuite à manger des fruits, il faut faire une berakha avant et après. Il est préférable, a priori, de réciter le Birkat Hamazon avant que l'assemblée ne quitte les tables pour aller réjouir le hatan et la kala ; ainsi, on pourra faire la berakha initiale et finale sur les fruits servis à la fin du mariage selon toutes les opinions.
Réponse
Celui qui mange des sucreries, comme des bonbons, du chewing-gum ou similaires, qui ne sont pas habituellement consommés avec du pain, doit faire la berakha initiale. S'il en mange un kezayit dans le temps de akhilat pras, il ne fait pas de berakha finale, car le Birkat Hamazon les inclut. S'il les mange avec du pain, il ne fait même pas la berakha initiale, par exemple, quelqu'un qui mange une banane avec du pain ne fait pas la berakha de haadama sur la banane.
Réponse
Celui qui mange un coing cuit doit faire la berakha de bore peri haets, car même cuit, il est généralement servi en dessert et non pour rassasier. Il faut donc faire la berakha initiale.
Réponse
A priori, il ne convient pas de manger un gâteau pendant le repas, car il existe un doute pour la plupart des gâteaux quant à savoir si leur bénédiction est Boré Miné Mezonot ou Hamotsi Lehem Min Haarets. Et ce n'est que par doute que l'on a pris l'habitude de réciter la bénédiction Mezonot sur tous les gâteaux. Par conséquent, celui qui mange un gâteau pendant le repas ne fait pas de bénédiction dessus, car il se peut que la bénédiction du Hamotsi sur le pain inclue aussi le gâteau. Il est bon d'avoir l'intention, lors de la bénédiction du Hamotsi, d'inclure également le gâteau. Même pour un gâteau contenant des noix, du miel ou similaire, dont la pâte est pétrie avec du sucre et qui est sec et croquant, pour un tel gâteau, selon tous les avis, il faut réciter la bénédiction Boré Miné Mezonot. Même dans ce cas, a priori, il faut le laisser pour après le Birkat Hamazon. Toutefois, si l'on mange un tel gâteau (dont la bénédiction est Mezonot selon tous les avis) à la fin du repas en guise de dessert, après avoir déjà été rassasié de son repas, celui qui fait la bénédiction Mezonot a sur quoi s'appuyer. Mais pendant le repas, on ne fait pas de bénédiction dessus. De même, celui qui mange une gaufrette à la fin du repas en guise de dessert, et dont la douceur dans la pâte elle-même est ressentie, et qui est croquante sous la dent, et souhaite faire la bénédiction Mezonot, a sur quoi s'appuyer, car la bénédiction de la gaufrette est, selon tous les avis, Mezonot, puisqu'elle est croquante sous la dent, également fourrée au chocolat, et que la pâte est pétrie avec du sucre. Et la pâte ne sert pas seulement à tenir la garniture, mais aussi à donner du goût.
Réponse
Certains ont l'habitude, le Chabbat et les jours de fête, de faire la bénédiction sur la viande, le poisson, les œufs, les plats cuisinés ou les fruits avant la Netilat Yadayim et la bénédiction du Hamotsi, afin de compléter le compte de cent bénédictions pendant le Chabbat. Ils ont sur quoi s'appuyer. Il n'y a pas de différence à ce sujet entre les hommes et les femmes. Puisqu'on les mange avant le repas, il faut veiller à ne pas en consommer un Kezayit, afin d'éviter un doute concernant la bénédiction finale. Si l'on en a mangé un Kezayit avant le repas, on ne fait pas de bénédiction finale, car en cas de doute sur les bénédictions, on adopte la position indulgente (Sefek Berakhot Leakel). De même, si l'on a mangé un gâteau avant le repas à hauteur d'un Kezayit, on ne fait pas de bénédiction finale, car il se peut que le Birkat Hamazon l'inclue.
Réponse
Lorsque Tou Bichevat tombe un Chabbat, il est préférable de consommer les fruits des sept espèces et les autres aliments que l'on a l'habitude de manger la nuit de Tou Bichevat uniquement après avoir terminé le repas, afin de pouvoir réciter la bénédiction initiale et finale, et ainsi atteindre le compte de cent bénédictions pendant Chabbat. Si l'on a mangé de ces fruits après avoir consommé un Kezayit de pain, on ne récite pas de bénédiction finale, car le Birkat Hamazon les inclut. En tout cas, il ne faut pas manger de ces fruits entre le Kiddouch et le repas en quantité de Kezayit, afin d'éviter un doute concernant la bénédiction finale, comme mentionné précédemment. Durant Chabbat et Yom Tov, il est permis a priori de retarder la consommation des fruits pour après le Birkat Hamazon, afin de pouvoir réciter sur eux également la bénédiction finale, et ainsi compléter l'obligation des cent bénédictions chaque jour. Il n'y a pas à craindre ici une bénédiction non nécessaire. Cependant, en semaine, lorsqu'il ne manque pas de bénédictions pour compléter le compte de cent, il n'est pas approprié a priori de retarder la consommation des fruits qui ont été servis pour après le Birkat Hamazon, sauf si l'on n'en mange pas la quantité requise. Il en va de même pour la nuit de Roch Hachana : après avoir récité le Hamotsi, on mangera un Kezayit de pain, puis on récitera la bénédiction sur les dattes et les autres aliments consommés la nuit de Roch Hachana. Il n'y a pas de différence à ce sujet entre les hommes et les femmes, car la femme aussi doit a priori réciter cent bénédictions chaque jour, après que ce n'est pas une mitsva qui a un temps fixé.
Réponse
Celui qui mange des courgettes, des tomates, des légumes marinés ou cuits, ou divers pickles pendant le repas, ne récite pas la bénédiction Boré Péri Haadama, car ils accompagnent le repas. Mais si l'on apporte à nouveau devant lui ce même légume cru pour servir de dessert, il faut alors réciter la bénédiction initiale. Ainsi, si l'on mange à la fin du repas, en guise de dessert, des courgettes ou un concombre cru, ou de la laitue, avant le Birkat Hamazon, il faut réciter la bénédiction Boré Péri Haadama, si l'intention est de les consommer comme dessert. Même si l'on a mangé de ces légumes cuits pendant le repas, on récitera la bénédiction lorsqu'ils sont servis crus pour le dessert. Même si l'on a mangé une salade de légumes crus contenant des morceaux de concombre pendant le repas, et qu'à la fin du repas on apporte un concombre cru seul pour le dessert, il faut réciter la bénédiction, car initialement il était en mélange et maintenant il est présenté différemment, ce qui constitue un changement. Toutefois, s'il y a devant soi un autre type de légume (dont la bénédiction est la même), il est préférable de réciter la bénédiction sur cet autre légume et d'acquitter ainsi les autres, mais ce n'est pas obligatoire.
Réponse
Celui qui mange des fruits cuits dans du sucre (compote) à la fin de son repas, en guise de dessert, doit réciter sur eux la bénédiction Boré Péri Haets, et telle est la coutume. En effet, ils ne servent pas à accompagner le pain, mais à servir de dessert. Et si ces fruits cuits contiennent à la fois des fruits de l'arbre et des fruits de la terre, et qu'ils sont reconnaissables, il faut réciter sur chaque espèce la bénédiction qui lui convient. Cependant, on ne récite pas de bénédiction finale sur eux.
Réponse
De même, celui qui mange du pudding (poudre d'amidon aromatisée aux fruits, parfois mélangée à des fruits) à la fin de son repas, doit réciter la bénédiction initiale sur les fruits reconnaissables présents dans le pudding. Si l'on mange du pain avec le pudding au début et à la fin, même si l'on consomme un peu de pudding à la cuillère sans pain entre-temps, il n'est pas nécessaire de réciter une bénédiction sur le pudding.
Réponse
La coutume répandue veut que celui qui mange des olives pendant son repas, même sans pain, ne récite pas la bénédiction Boré Péri Haets. Il en est de même pour le concombre mariné, car ils sont considérés comme des aliments accompagnant le repas. Telle est la coutume. Si l'on souhaite, on peut penser à la bénédiction initiale dans son cœur. Certains sont rigoureux et récitent la bénédiction sur un autre fruit pour acquitter l'olive, d'autres sont rigoureux et mangent la première olive avec du pain.
Réponse
A priori, il n'est pas approprié de manger de la glace pendant le repas ou à sa fin, mais il vaut mieux la consommer après le Birkat Hamazon, et alors on récitera la bénédiction Chéhakol. En effet, certains ont écrit qu'il ne faut pas réciter de bénédiction sur la glace au milieu du repas, car elle est considérée comme une boisson. D'ailleurs, on ne récite pas de bénédiction finale sur elle, car on n'en consomme pas un reviit en une seule fois. Même si la glace n'est pas destinée à faire passer la nourriture, il en va de même pour une boisson consommée uniquement pour le plaisir, comme une boisson avec des glaçons bue pour le plaisir et non pour faire passer la nourriture : on ne récite pas de bénédiction, même à la fin du repas, car les Sages n'ont pas fait de distinction. Il en est de même pour la glace. Certains ont écrit que cela ne concerne que la glace à base de lait, mais en pratique, la règle s'applique à toute glace : il est préférable de ne pas en manger pendant le repas, mais de la laisser pour après le repas.
Réponse
Celui qui a bu du vin en quantité suffisante pour exiger une berakha aharona, puis s'assoit immédiatement pour manger, ne doit pas réciter la berakha "al hagefen veal peri hagefen", car la birkat hamazon le dispense. De même, celui qui a mangé un gâteau en quantité de kazayit juste avant le repas ne récite pas la berakha "al hamehia", car la birkat hamazon le dispense également. Il n'y a pas de différence à ce sujet, que le gâteau soit de ceux dont la berakha est "mezonot" selon tout le monde, ou de ceux pour lesquels il y a une discussion si la berakha est "mezonot" ou "hamotsi". Il n'y a pas non plus de différence entre le cas où l'on a mangé avant le repas en sachant qu'il allait bientôt manger, et le cas où l'on a mangé la quantité requise puis a été invité immédiatement à manger, dans tous ces cas on ne récite pas de berakha aharona sur le gâteau, les fruits ou l'eau, sauf si l'on a attendu environ une demi-heure et détourné son attention entre la berakha aharona et la netilat yadayim pour le repas. De même, ceux qui mangent des fruits ou des légumes en quantité suffisante juste avant le repas ne récitent pas de berakha aharona avant de commencer le repas. Malgré tout, il est préférable et correct, a priori, de ne pas manger la quantité requise juste avant le repas, comme expliqué plus haut.
Réponse
Celui qui mange des fruits après le repas, mais avant la birkat hamazon, ne récite pas de berakha aharona sur ces fruits, car la birkat hamazon les dispense. Il a déjà été expliqué que si l'on a débarrassé la table et apporté une autre table, ou si l'on a retiré la nappe et en a apporté une autre sur laquelle se trouvent des fruits pour le dessert, il faut alors réciter une berakha sur les fruits avant et après, car dans un tel cas il est clair que l'on a détourné son attention du pain.
Lois de la bénédiction sur les fruits de l'arbre
Réponse
Il est obligatoire de réciter chaque jour cent berakhot. On compte ces berakhot de soir à soir, et non de matin à matin. Même pendant le Chabbat et les jours de fête, il faut atteindre le nombre de cent berakhot. C'est pourquoi il convient à toute personne pieuse de compter les berakhot qu'elle récite à partir du soir du Chabbat, afin de compléter le compte des cent berakhot. Toutefois, si cela lui est difficile d'augmenter le nombre de douceurs à consommer, il pourra se rendre quitte en écoutant les berakhot de la Torah et de la haftara.
Réponse
Pour tous les fruits des arbres, on récite au début la berakha "Boré peri haets". Pour le vin, on récite la berakha "Boré peri haguefen".
Réponse
Pour tout fruit dont on doute si la berakha est "haadama" ou "haets", il faut, en cas de doute, réciter la berakha "haadama". On ne suit pas l'avis selon lequel il faudrait réciter "Shehakol". C'est également l'opinion de Maran du Choulhan Aroukh. Une berakha spécifique est préférable, contrairement à la berakha "Shehakol nihya bidvaro" qui est générale. Ce que l'on a dit, que si l'on a récité "Shehakol" on est quitte, ne concerne que le cas où cela a été fait a posteriori.
Réponse
Lorsqu'on a devant soi un fruit dont la berakha est douteuse, par exemple une banane, et un fruit dont la berakha est assurément "haadama", on récitera "haadama". Même pendant Chabbat, il n'est pas permis de préférer réciter "Shehakol" sur le fruit au sujet duquel il y a un doute sur la berakha.
Réponse
Si l'on consomme un fruit dont la berakha est certaine, comme une pomme pour laquelle on récite "Boré peri haets", et qu'un autre fruit devant soi fait l'objet d'une controverse parmi les décisionnaires quant à savoir si sa berakha est "Boré peri haets" ou "Boré peri haadama", comme la banane ou la papaye, il faudra avoir explicitement l'intention, lors de la berakha "Boré peri haets" sur la pomme, de ne pas acquitter le fruit douteux. Ainsi, on pourra ensuite réciter "Boré peri haadama" sur la banane ou la papaye, conformément à la pratique basée sur l'avis de Maran du Choulhan Aroukh. Si l'on a déjà récité "haets" sans avoir explicitement eu l'intention de ne pas acquitter la banane, il pensera à la berakha de la banane dans son cœur.
Réponse
De même, si l'on a devant soi du riz cuit entier, non écrasé, pour lequel il existe une controverse quant à savoir si la berakha est "Boré minei mezonot" ou "Boré peri haadama", et que l'on a aussi devant soi des légumes cuits dont la berakha est assurément "Boré peri haadama", et que l'on souhaite manger d'abord les légumes, il faudra, lors de la berakha "Boré peri haadama" sur les légumes, avoir explicitement l'intention de ne pas acquitter le riz par cette berakha. Ensuite, on pourra réciter "Boré minei mezonot" sur le riz. Mais si l'on a déjà récité la berakha sur l'aliment dont la berakha est certaine sans avoir explicitement eu l'intention de ne pas acquitter le cas douteux, il ne sera pas permis de réciter une autre berakha ; il suffira alors de penser à la berakha dans son cœur. Toutefois, si le riz et les légumes sont mélangés et que l'aliment principal est le riz, on récitera uniquement "mezonot" sur le riz.
Réponse
Pour des raisins qui n'ont pas encore quitté le statut de boser (fruits non mûrs), on récite la bénédiction « Boré peri haadama » jusqu'à ce qu'ils deviennent suffisamment grands pour ne plus être considérés comme boser. À ce moment-là, on dira alors « Boré peri haets ». Si l'on en mange une quantité équivalente à un kazait, on ne récitera ni la bénédiction « Meen shalosh » ni « Boré nefashot ». Si ces raisins sont amers et impropres à la consommation, même en cas de nécessité, aucune bénédiction n'est récitée.

