Questions pratiques
Statut des tefiline pendant Chabbat, Yom Tov et Hol Hamoed
Réponse
Il est interdit de mettre les tefiline le Chabbat, les jours de Yom Tov et le jour de Yom Kippour.
Réponse
On ne met pas les tefiline lors du deuxième jour de Yom Tov célébré en dehors d’Israël.
Réponse
Un habitant d’Israël qui se rend temporairement à l’étranger, avec l’intention de revenir rapidement, et qui y reste un ou deux mois, étant indépendant et voyageant pour affaires ou en mission sans limite de temps, doit suivre la règle du deuxième jour de Yom Tov comme les habitants d’Israël en ce qui concerne la tefila. Il mettra les tefiline chez lui, discrètement, et récitera le Chema avec.
Réponse
Les envoyés d’institutions qui résident à l’étranger pour une mission d’un an ou plus doivent, tant qu’ils sont à l’étranger, se comporter entièrement comme les habitants de la diaspora et ne pas mettre les tefiline pendant le deuxième jour de Yom Tov, même lors du dernier jour de Souccot.
Réponse
Même une personne non circoncise, par exemple si ses frères sont décédés à cause de la circoncision, ne doit pas mettre les tefiline le Chabbat et les jours de Yom Tov. Bien qu’il ne possède pas deux signes distinctifs pendant le Chabbat, il reste tout de même porteur d’un signe, mais en raison du danger ou de la contrainte, ce signe lui est retiré. Cependant, il demeure toujours soumis à la mitsva.
Réponse
La coutume répandue est de ne pas mettre les tefiline pendant Hol Hamoed. Même quelqu’un qui avait l’habitude de les mettre à l’étranger doit adopter la coutume d’Israël en arrivant en Terre d’Israël.
Réponse
Celui qui prie dans une synagogue ashkénaze où tous mettent les tefiline pendant Hol Hamoed, certains estiment qu'il ne doit pas y prier sans tefiline, à cause de l'interdiction de "lo titgodedou". Selon leur avis, il mettra donc les tefiline sans réciter la berakha. Cependant, la halakha tranche qu'il n'y a pas lieu de craindre ici l'interdit de "lo titgodedou", et il priera là-bas pendant Hol Hamoed selon sa coutume, sans tefiline.
Réponse
Celui qui se trouve dans le désert et ne sait pas quel jour est le Chabbat, certains disent qu'il doit mettre les tefiline chaque jour, même le jour où il considère comme étant le Chabbat par doute. Il convient toutefois, avant de les mettre, de formuler une condition en disant : si aujourd'hui est Chabbat, j'ai l'intention de ne porter que les lanières, et non d'accomplir la mitsva.
Ordre des prieres des jours de fete
Réponse
Même si Maran a écrit dans le Choulhan Aroukh qu'il faut étudier à l'avance les prières des fêtes, de Roch Hodech, de Roch Hachana et de Yom Kippour dans le mahzor, afin que la prière soit fluide, notre minhag n'est pas ainsi. Nous nous appuyons sur le fait que nous avons le mahzor en main et nous prions à partir de celui-ci. Cependant, à Hanouka et à Pourim, où l'on dit "Al Hanissim" dans la prière, il est préférable, au moins pour la première prière, de prier à partir du sidour, afin de ne pas se tromper dans le texte de "Al Hanissim".
Lois du mouktsé pendant Yom Tov
Réponse
Le mouktsé durant Yom Tov est plus strict que le mouktsé de Chabbat. Ainsi, les épluchures de fruits qui sont propres à la consommation animale ou aviaire, ainsi que les os qui conviennent aux chiens, bien qu'il soit permis de les déplacer pendant Chabbat, il est interdit de les déplacer à Yom Tov. Cela concerne uniquement les épluchures ou os détachés pendant Yom Tov ; s'ils ont été détachés avant Yom Tov, il est permis de les déplacer, car ils étaient déjà prêts avant la fête. La raison de cette sévérité est que la sainteté de Yom Tov est parfois prise à la légère, c'est pourquoi les Sages ont instauré une barrière supplémentaire pour éviter tout manque de respect envers Yom Tov. Il ne faut donc pas déposer ces épluchures dans une assiette vide, car cela rendrait l'assiette inutilisable pour le reste de la journée, c'est-à-dire qu'il sera interdit de déplacer l'assiette avec les épluchures qui s'y trouvent pendant toute la journée, ce qui est interdit. Il faut d'abord placer un noyau, un fruit ou une tranche de pain dans l'assiette, puis y mettre les épluchures ou les os. En revanche, les épluchures qui ne sont pas propres à la consommation animale, comme celles des noix ou des amandes, sont interdites à déplacer même pendant Chabbat. Il est permis ensuite de déplacer l'assiette contenant le fruit ou la tranche de pain avec les épluchures et les os pour les jeter à la poubelle, car l'assiette devient alors un support pour un objet permis.
Réponse
Les fruits destinés à la vente, comme chez un grossiste qui a l'habitude de vendre des caisses ou des sacs entiers de fruits et qui ne les prend pas pour sa propre consommation, sont considérés comme mouktsé et il est interdit d'en prendre à Yom Tov, même si cela est permis à Chabbat. En revanche, il est permis de prendre des fruits, des œufs, de l'huile ou du vin chez un détaillant à Yom Tov, à condition de ne pas mentionner le prix de la marchandise.
Réponse
Si Yom Tov tombe un Chabbat, il n'est pas nécessaire d'appliquer la sévérité du mouktsé propre à Yom Tov, mais on suit la règle habituelle de Chabbat. Bien qu'il existe des avis plus stricts qui appliquent la rigueur de Yom Tov, la règle principale est que, puisque la sainteté du Chabbat combinée à celle de Yom Tov est prise au sérieux par tous, il n'y a pas à craindre un manque de respect pour cette interdiction.
Réponse
Il est permis de déplacer un objet mouktsé à Yom Tov si c'est pour un besoin alimentaire. Ainsi, si des pierres ou un portefeuille contenant de l'argent ont été posés sur des fruits, il est permis de les déplacer pour pouvoir prendre les fruits qui se trouvent en dessous.
Réponse
Il est également permis de retirer les braises et les cendres du four à Yom Tov afin d'y cuire ou d'y cuire du pain.
Réponse
Même à Yom Tov, il convient d'être rigoureux et de ne pas déplacer des poissons d'ornement qui se trouvent dans un bocal, car ils sont destinés à la décoration et non à la consommation, et ils n'ont pas été préparés à l'avance. Cependant, pour des poissons purs, il est possible de stipuler avant Yom Tov qu'on souhaite les consommer ; sinon, il est interdit de les déplacer.
Réponse
Celui qui ne fume pas pendant Yom Tov, selon certains avis, il lui est interdit de déplacer des cigarettes durant Yom Tov. Cependant, si cette personne s'abstient de fumer uniquement par simple rigueur, tout en sachant que ceux qui fument pendant Yom Tov ont sur qui s'appuyer, il lui est permis de déplacer les cigarettes.
Lois du yom tov de la fete de Pessah
Réponse
La tefila de Chaharit pendant Yom Tov de Pessah se fait avec joie et mélodie, et l’on récite tous les mizmorim que l’on dit le Chabbat. La coutume est de réciter le mizmor de Pessah après le mizmor Yochev Besseter Elyon. On termine le Halel et on récite la berakha : "Achèr kidchanou bemitsvotav vetsivanou ligmor et haHalel".
Réponse
Il est interdit d’interrompre au milieu du Halel. Son statut est comme celui du Chema et de ses berakhot : au milieu d’un paragraphe, on peut saluer par crainte, c’est-à-dire saluer son père ou son maître envers qui on doit de la crainte, et répondre à un salut par respect à une personne importante qui l’a salué en premier. Entre les paragraphes, on peut saluer une personne importante et répondre à tout le monde. Il est aussi permis d’interrompre pour le Kaddich et la Kedoucha, même au milieu d’un paragraphe. Il est également permis d’interrompre pour répondre Amen aux berakhot.
Réponse
Si une personne a déjà récité la berakha sur le Halel en tant qu’individu, et qu’après avoir terminé sa propre berakha elle entend la fin de la berakha du chaliah tsibour, elle ne doit pas répondre Amen, afin de ne pas faire d’interruption entre la berakha et la mitsva.
Réponse
Si l’on a terminé le Halel jusqu’à "Ki leolam hasdo" et que l’on entend des paroles de sainteté, il est permis de répondre au Kaddich, à la Kedoucha et à Amen avant la berakha de "Yehalleloucha". Même s’il n’est pas recommandé d’interrompre a priori entre la mitsva et la berakha qui la suit, cela n’empêche pas la validité. Cette berakha n’est qu’une berakha de louange, il est donc permis d’interrompre a priori pour répondre Amen et à toute parole de sainteté.

