Questions pratiques
Mitsva du mariage et lois des fiançailles
Réponse
Tout homme a l'obligation d'épouser une femme afin d'accomplir la mitsva de procréation. Il s'agit d'une grande mitsva, car la pérennité et l'établissement du monde en dépendent.
Réponse
La femme est exemptée de la mitsva de procréation. Cependant, elle est considérée comme aidant à la mitsva. En tout état de cause, il n'est pas permis à une femme de rester sans mari.
Réponse
De nos jours, il n'existe personne qui soit comparable à Ben Azai, dont l'étude de la Torah était sa seule occupation et qui était dispensé de se marier. Ainsi, même un étudiant de yeshiva passionné par l'étude de la Torah et qui étudie avec assiduité doit néanmoins se hâter de se marier, afin que son yetser ne prenne pas le dessus sur lui. Il pourra ainsi étudier la Torah dans la sainteté et la pureté. En règle générale, il est conseillé aux étudiants de yeshiva de se marier avant l'âge de vingt ans. Toutefois, pour certains jeunes hommes, il est préférable de se marier plus tard, selon leur situation personnelle.
Réponse
Si un père demande à son fils de ne pas se marier dans sa jeunesse afin qu'il l'aide dans le commerce ou pour qu'il approfondisse son étude du Chass et des poskim, le fils ne doit pas écouter son père à ce sujet.
Réponse
Si le père ordonne à son fils de ne pas épouser une certaine femme, voir plus haut à la page correspondante.
Réponse
Si les parents ordonnent à leur fils de ne pas épouser une certaine femme uniquement parce qu'elle appartient à une communauté particulière, il ne doit pas les écouter à ce sujet.
Réponse
Lorsqu'un jeune homme se voit proposer un chiddoukh où le prénom du futur marié est identique à celui du père de la future épouse, il convient de se référer à ce qui a été expliqué précédemment à ce sujet.
Réponse
Lorsque les prénoms des beaux-pères sont identiques (c'est-à-dire le père du marié et le père de la mariée), bien que la tsava'a de Rabbi Yehouda Ha'hasid mette en garde à ce sujet, il ressort de la guemara que l'on n'en tient pas rigueur, et ainsi, celui qui n'est pas pointilleux sur ce point n'a pas à s'en soucier. Il est également permis à deux frères d'épouser deux sœurs, et on n'est pas pointilleux à ce sujet concernant la tsava'a de Rabbi Yehouda Ha'hasid. De même, il est permis d'épouser une seconde épouse portant le même prénom que la première, mais il faut faire un changement de nom.
Réponse
Lorsqu'un jeune homme se voit proposer un chiddoukh avec la fille de sa sœur, il convient de se référer à ce qui a été expliqué précédemment à ce sujet.
Réponse
Si un père ordonne à sa fille de ne jamais se marier afin qu'elle le serve, il convient de se référer à ce qui a été expliqué précédemment à ce sujet.
Réponse
Si un père ordonne à son fils d'épouser une femme pour des raisons d'argent, alors que le fils souhaite épouser une femme de bonne famille, il ne doit pas écouter son père.
Réponse
Si un père ordonne à son fils de ne pas donner à sa fille (la petite-fille du père) une dot convenable, alors que le fils souhaite lui donner une dot appropriée, cela est considéré comme une demande de transgresser une mitsva et il n'est pas tenu de l'écouter. Ceci est d'autant plus vrai si le futur marié est un ben Torah qui poursuit ses études.
Réponse
Un jeune homme qui souhaite épouser une guioret qui se comporte convenablement doit se référer à ce qui a été mentionné précédemment à ce sujet.
Réponse
Celui qui détient une information négative concernant le fiancé ou la fiancée doit consulter un maître en halakha pour savoir s'il convient de transmettre cette information aux parties concernées, et il ne doit pas décider seul, en raison de la gravité de l'interdit de lachon hara. En tout cas, il est certain qu'il ne faut pas tromper l'une des parties sur des éléments essentiels dépendant des qualités et des mérites du candidat ou de la candidate, par exemple, si le grand-père du fiancé s'est converti, il est nécessaire de le signaler. De même, si le fiancé est un enfant adopté, il faut en informer la fiancée.
Réponse
Celui qui a connaissance d'une maladie grave concernant le fiancé ou la fiancée, en particulier une maladie mettant en danger la vie, a l'obligation de transmettre cette information aux familles. Même une personne qui n'a pas été interrogée doit révéler les défauts graves et particuliers qu'elle connaît sur l'un des futurs époux. Celui qui s'abstient de le faire transgresse un interdit explicite de la Torah : « Tu ne resteras pas indifférent au sang de ton prochain ». Toutefois, il est recommandé de consulter un talmid hakham avant d'informer les familles de ce qu'il sait de façon certaine.
Réponse
Pour des maladies qui ne sont pas très graves, même si elles obligent le fiancé ou la fiancée à suivre un régime particulier, il semble qu'il n'y ait pas d'obligation de le révéler. De même, si la fiancée est un peu plus âgée que le fiancé, il n'est pas obligatoire de le signaler, à moins que la question ne soit posée explicitement.
Réponse
Les baalei techouva qui étaient auparavant non pratiquants et transgresseurs doivent se l'avouer mutuellement avant le mariage, mais il n'est pas nécessaire de détailler les fautes commises. Il suffit de dire de manière générale qu'ils ne vivaient pas selon la Torah et les mitsvot et qu'ils sont revenus à la techouva. Ils peuvent également éviter de répondre précisément, mais il est interdit de mentir.
Réponse
Il est permis à un frère cadet de se marier avant son frère aîné, à condition qu'il soit en âge de se marier et qu'il ait trouvé une proposition convenable. Cependant, parfois il faut ordonner au cadet d'attendre que l'aîné commence à chercher un chiddoukh, et il est juste de poser la question à un sage à ce sujet. Il est également permis au fiancé d'assister au mariage de son ami ou autre, même durant les sept jours de festivités. De même, une femme ayant accouché peut participer à la joie d'un mariage de ses proches ou de ses voisines. Il n'y a pas lieu de craindre le mauvais œil.
Réponse
Il faut être très vigilant concernant ce qu'ont dit nos Sages, à savoir qu'un am haaretz ne doit pas épouser une kohenet. Cela concerne un am haaretz qui est libre de toute contrainte religieuse, qui profane le Chabbat et qui est transgresseur, car dans ce cas il y a un danger de vie pour les deux. Mais un jeune homme qui est un ben Torah et craint Hachem, et qui, au minimum, étudie chaque jour de façon régulière pendant une heure ou plus, il lui est permis d'épouser une kohenet, même s'il n'a pas le statut de talmid hakham. Un élève de yeshiva ne doit pas refuser une proposition de chiddoukh avec une kohenet, si la proposition lui convient à tous égards, uniquement parce qu'elle est kohenet.
Réponse
Si le jeune homme n'observe pas la Torah et les mitsvot, et a fortiori s'il profane publiquement le Chabbat, même s'il promet de faire techouva, il ne faut pas se fier à lui, et il faut, autant que possible, l'empêcher d'épouser une fille de kohen, car cela met leur vie en danger. Toutefois, si le jeune homme s'engage à tenir sa promesse de faire techouva et que cela se vérifie clairement dans un délai raisonnable, et qu'il est prêt à fixer des temps d'étude de la Torah, il est permis de le marier à une kohenet. Certains sont plus indulgents à notre époque, car les kohanim sont considérés comme "kohanim de présomption" et non sur une filiation certaine. Et il est juste d'agir comme indiqué ci-dessus.

