
Le président du « Centre du Patrimoine des Juifs de Babylonie », Mordekhaï Ben Porat regrette amèrement « que cet épisode tragique ait disparu de la mémoire collective juive ».
En réalité il existe une explication : l’ethos israélien, pour des raisons politiques obscures, n’a jamais voulu mettre en évidence la collusion entre les mouvements nationalistes arabes et les nazis.
Les agressions contre les juifs irakiens débutèrent effectivement lorsqu’arriva au pouvoir un gouvernement arabe pro-nazi, fruit du travail du Mufti de Jérusalem, Hadj Amin El-Husseini, recherché par les Britanniques et réfugié en Irak. Al-Husseini avait comploté avec les nazis pour renverser le gouvernement irakien pro-anglais et assurer à Hitler l’approvisionnement en pétrole. En échange, le mufti demandait aux Allemands « d’éliminer la question juive en Palestine mandataire » avec tout ce que cela sous-entend. Le mufti et ses amis contribuèrent énormément à la diffusion des thèmes de l’antisémitisme classique et nazi dans le parti Baath puis dans le monde arabe.
Les Britanniques se lancèrent dans une offensive pour renverser le gouvernement pro-nazi de Rashid Ali. Mais avant qu’ils n’y arrivent, les arabes pro-nazis se livrèrent à des pogroms d’une rare cruauté jusqu’à ce que le gouvernement soit renversé. Hadj Amin Al-Husseini prit alors la fuite pour Berlin.
Mordekhaï Ben Porat souligne le nombreux cas « où des Arabes, voisins et amis de familles juives, participèrent au massacre alors que les juifs étaient persuadés qu’ils les protégeraient », mais précise aussi « que dans de rares cas, des juifs furent sauvés par des Arabes ». Il regrette « que les gouvernements israéliens n’évoquent jamais le problème des centaines de milliers de juifs des pays arabes face aux revendications des arabes palestiniens ».
Pour lui, « les Arabes qui ont quitté la Palestine lors des guerres et l’arrivée en Israël des juifs des pays arabes devraient être considérés comme un échange de populations et mettre fin aux exigences palestiniennes du ‘droit du retour’ ». « Israël a perdu le combat de l’information et de l’image », conclut-il, « car les Arabes ont maintenu ces réfugiés dans des camps et ont créé le problème artificiel des réfugiés alors qu’ici l’Agence Juive et les gouvernements ont tout fait pour intégrer les centaines de milliers de refugiés des pays arabes. »
Source : Actu.co.il
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