L'Irak, sous mandat britannique depuis 1921, accède à une indépendance partielle en 1932, sous supervision britannique. 1941 est une année charnière de la guerre, le régime nazi cherchant à déstabiliser le proche orient pour avoir notamment accès aux vastes champs pétroliers.
Le 2 Avril 1941 , un coup d'Etat militaire, dirigé par un politicien anti anglais, - Rashid Ali al-Kailani, renverse le gouvernement pro-britannique d'Abdul Ilah, régent d'Irak, et conteste la présence des troupes britanniques dans le pays. Le 25 mai, Hitler annonce son intention d'élargir sa zone d'influence sur la région, en s'appuyant sur l'Irak. Depuis 1935, l'ambassade allemande de Bagdad avait multiplié les efforts pour attirer la sympathie de la rue iranienne au régime nazi. Elle avait notamment acheté un hebdomadaire qui avait publié de larges extraits de Mein Kampf.

Un tandem suffisamment dangereux pour que David Ratziel, de l'Irgoun, concocte un plan – probablement avec les britanniques pour enlever al-Husseini et détruire l'accès aux puits de pétrole irakiens (pour empêcher les allemands de s'en emparer). La mort de Ratziel dès le lendemain de son arrivée en Irak fait avorter l'opération. Une contre attaque des britanniques permet de chasser Rashid Ali, et de réinstaller à la régence Abdul Ilah.
Le 1er juin 1941, le jour de Chavouot, les Juifs de Bagdad, soit environ 90 000 personnes, rassurés par la restauration de la régence, se sentent suffisamment en sécurité pour célébrer la fête dans leur ville. Mais les soldats et les policiers fidèles à Rashid Ali, ainsi que les membres de Futtuwa, la version irakienne de la Jeunesse hitlérienne, rejoints par des habitants de la ville, attaquent les quartiers juifs, tuant, pillant, détruisant les maisons des juifs.

Arrivée des immigrants juifs en Israël en 1948
Un bilan d'autant plus difficile à établir que la communauté a enterré ses morts rapidement, dans une fosse commune. La journée aurait également fait près d'un millier de blessés; près de 2000 habitants et commerces auraient été pillés et détruits. Si le pogrom a pu se développer en toute impunité, c'est que les forces britanniques présentes dans la capitale sont restées totalement passives : l'ambassadeur britannique, Sir Kinahan Cornwallis, a décidé en toute connaissance de la situation de ne pas les faire intervenir, ce qui lui vaudra de nombreuses critiques, tout comme la superficialité de ses dépêches au Foreign Office à Londres, ou sa décision de ne pas purger l'administration irakienne de ses éléments pro nazis.
Source : Israel Infos
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